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Portugal: un vin en toute sécurité



Le Portugal reste très à cheval sur les règles de conditionnement et les normes de sécurité pour un vin haut de gamme largement exporté. La principale difficulté réside dans le maintien des températures stables et basses pour garantir la qualité du vin lors des envois vers le Brésil ou l'Angola.



Chaîne d'embouteillage du vin de Porto Cruz (photo Marie-Line Darcy)
Chaîne d'embouteillage du vin de Porto Cruz (photo Marie-Line Darcy)
PORTUGAL. Huitième producteur de vin mondial, le Portugal se spécialise dans le haut de gamme « modeste », comparé aux grands crus français par exemple. Un vin vendu à 20 € sorti de cave le sera à 100 ou 150 € dans une boutique nord-américaine. Exception toutefois des grands Portos, certains Vintages ou Grande Réserve pouvant se vendre entre 2 000 et 3 000 € la bouteille.

Partout, les règles de conditionnement et les normes de sécurité sont particulièrement respectées. Au domaine Quinta Nova, du groupe Amorim SGPS ( AOC Douro, nord du Portugal) dont le haut de gamme représente 50 % de la production (26 % à l’export) on joue sur deux tableaux. « D’abord le conditionnement dans nos caves qui respecte les normes en vigueur en Europe, et ensuite notre réseau de partenaires qui dans chaque pays assure la vente de nos vins. Une différence avec la France par exemple, dominée par les négociants », explique Luisa Amorim, gestionnaire.

La confiance établie avec les importateurs/distributeurs est le gage de la sécurité estiment l’ensemble des agents du secteur. Un des atouts du pays : son importante diaspora de 5 millions de Portugais présents dans plus de 120 pays dans le monde !

De la production à la distribution, un travail respectueux des normes.

Les vignes de la vallée de Douro, la région du Porto (photo Marie-Line Darcy)
Les vignes de la vallée de Douro, la région du Porto (photo Marie-Line Darcy)
Le cahier des charges concernant les AOC et donc les vins fins suit les normes européennes : le contrôle sur le verre, la certification des bouchons, l’étiquetage, et l’emballage sont opérés à la cave. Chez Sogrape (40% du total du vin embouteillé portugais) qui brasse des millions de bouteilles par an, le conditionnement du vin à l’exportation est au centre de la sécurité. Même sentiment chez Luis Gouveia, directeur commercial chez DFJ Vinhos (8 millions de bouteilles/an, exporte à 90%), qui souligne que les certificats délivrés par les CVR, les commissions vinicoles régionales, sont la garantie d’un vin de qualité. Depuis 2006, le Portugal dispose de l’ASAE, un organisme spécial de contrôle sanitaire et fiscal. Redoutable et redouté !
 
En dehors de la route, les exportations vers les pays tiers se font à 80 % par voie maritime selon Viniportugal (organisme de promotion du vin), l’aérien restant réservé à des envois particuliers (foires, démonstrations) où groupés en alimentaire (panier de noëls). Le coût est alors le premier critère.

La logistique portuaire privilégie les départs de Leixoes ( Porto, nord du Portugal), Lisbonne et Sines (au sud de Lisbonne) ou au niveau ibérique (Algésiras, Barcelone).

 
Pour les exportateurs portugais, la principale difficulté réside dans le maintien des  températures stables et basses pour garantir la qualité du vin. Le recours aux conteneurs frigorifiés est obligatoire vers des destinations comme le Brésil (Portugal, 4e exportateur) ou l’Angola (Portugal, 1er exportateur). Ces marchés émergents sont très demandeurs, mais observent une politique protectionniste importante, avec des taxes de l’ordre de 70 ou 80 % au Brésil.

Apparaissent des « courriers » chargés de ramener par avion 24 ou 36 bouteilles de vin détaxées. « Le processus est légal. Et même si un billet d’avion coûte 1 000 euros, cela reste rentable. Attention cela ne s’applique qu’a des vins hors de prix, comme un champagne Cristal, et rarement à un vin portugais même de qualité » explique Joao Guteres courtier en vins.


Lire l'ensemble de notre dossier sur la logistique des vins méditerranéens


Article réalisé en partenariat avec Vinisud


Marie-line Darcy, à LISBONNE


Lundi 20 Février 2012



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Béatrice Chatain, Professeur d'Histoire-Géographie, spécialiste
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