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Pas de solidarité méditerranéenne pour les réfugiés syriens




Les réfugiés syriens trouvent difficilement une terre d'accueil. Photo HCR
Les réfugiés syriens trouvent difficilement une terre d'accueil. Photo HCR
MEDITERRANEE. Daesh et une myriade d'organisations islamistes, l'armée de Bashar el-Assad, la Russie, la Turquie, l'Iran, peut-être demain l'Arabie Saoudite... les fauves se disputent une Syrie agonisante, provoquant l'exode de la population civile. 13,5 millions errent au sein même du charnier qu'est devenu le pays, alors que 4 à 5 millions ont pu s'en échapper, pour trouver refuge le plus souvent dans un pays méditerranéen. Mais tous n'ont pas répondu présent.  

Il est très difficile de trouver des chiffres fiables. Mais les évaluations, même si elles doivent être considérées avec beaucoup de précautions, soulignent des déséquilibres inquiétants.
 
Ainsi se pressent en Turquie au moins 2 millions de réfugiés syriens, probablement près de 2,5 millions. Ils représentent 2,5 % de la population turque.
 
Le Liban en « accueille » deux fois moins, environ 1,2 million, mais ils représentent ¼ de la population. Une charge qu'aucun pays ne peut supporter sans dommage, qui entraîne déjà des problèmes considérables d'éducation, de santé, de racisme, de prostitution, de chômage. Après la Syrie bien sûr, le Liban est la seconde victime de ce conflit.
 
La Jordanie constitue en volume le troisième radeau de la Méduse des Syriens. Ils sont 630 à 650 000 à s'y entasser, le plus souvent dans des camps. Un chiffre important pour un pays de 8 millions d'habitants.
 
La Grèce, avec 250 000 réfugiés, et l'Égypte avec environ 120 000 réfugiés, supportent également une lourde charge. Un fardeau d'autant plus difficile à assumer que ces deux pays vivent une crise économique dramatique.
 
L'Italie totalise 120 000 réfugiés, mais relativement peu viennent de Syrie. Et surtout, en dépit de son endettement et d'un PIB souffreteux, le pays est économiquement beaucoup plus solide que la Jordanie, le Liban où la Grèce.
 
Les autres pays « grands » pays méditerranéens parlent beaucoup, mais agissent peu. L'Algérie aurait accueilli 24 000 réfugiés, le Maroc 5 000. La France a fait des promesses, mais n'a pour l'instant ouvert ses portes qu'à quelques dizaines de Syriens.


Gérard Tur


Lundi 15 Février 2016



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