Partenariat Public Privé pour achever la rocade de contournement de Marseille
La rocade L2 doit permettre de relier l'A7 et l'A50, les deux autoroutes qui desservent le centre de Marseille - Visuel © Dreal Paca
FRANCE. L’Etat lancera avant la fin de l’année 2009 l’avis d’appel à concurrence auprès des groupes de travaux publics pour sélectionner celui qui réalisera l’ultime tronçon de la « L2 », rocade de contournement de l’agglomération marseillaise (9 km).
Contrairement à la première phase du projet, entièrement financée par l’Etat et les collectivités locales (région Paca, CG 13 et MPM ), cette seconde étape sera réalisée via un contrat de partenariat public-privé (PPP), procédure censée accélérer la mise en oeuvre des travaux. Le groupement privé qui pilotera le chantier prendra en effet intégralement en charge le montant de l’investissement (estimé à 656 M€). En contrepartie, l’Etat et les collectivités lui verseront un loyer longue durée dont le montant, qui reste à définir, constituera, justement l’un des critères clefs d’appréciation des offres. Le chantier "le plus lent de l'histoire" Le choix du groupement lauréat interviendra à l'automne 2010. Dans la foulée, le Conseil d’Etat signera le décret déclarant le projet d’utilité publique (avant le 26 novembre 2010). Les dates de mise en service de l’ouvrage seront échelonnées entre 2013 pour la fin du tronçon Est (5,2 km, devis : 565 M€ dont 100 M€ restant à financer au titre du PPP) et 2016 pour le tronçon Nord (3,5 km, devis : 555 M€). Ces échéances sont toutefois à prendre avec des pincettes : le chantier du tronçon Est de la voie a en effet progressé au rythme d’un gastéropode au galop puisque... seize ans après le premier coup de pioche, victime de la fronde des riverains et des difficultés de financement, il n’est toujours pas achevé. Cette cadence lui vaut d’ailleurs d’être qualifié ironiquement par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, de « chantier le plus lent de l’histoire » (sic). Signe du caractère ubuesque de l’opération, l’opérateur retenu devra ainsi mettre en conformité des ouvrages d’art déjà réalisés, mais jamais utilisés... William Allaire
Mercredi 25 Novembre 2009
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