OCEMO : Création du réseau des réseaux méditerranéensL’Office de coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient (OCEMO) sera porté sur les fonts baptismaux le 1er avril 2011, lors de la première assemblée générale. Cluster, réseau des réseaux, l’OCEMO mettra en relation plus de 300 chercheurs, personnalités de la société civile qui s’attacheront en priorité à étudier les attentes de la jeunesse en Méditerranée.
Philippe de Fontaine Vive, co-préside l'OCEMO aux côtés de Kemal Dervis. (Photo BEI)
FRANCE / MÉDITERRANÉE. OCEMO… L’acronyme est encore peu connu mais il devrait se faire une place sous le soleil de Méditerranée. En effet, l’Office de coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient regroupera l’expertise et les travaux de plus de 300 chercheurs appartenant à 90 institutions économiques.
« Le printemps démocratique en Méditerranée démontre que nous avions un projet qui tombe à point nommé. Le sujet prioritaire sera de répondre aux besoins de la jeunesse Méditerranéenne, à leur besoin de formation, d’expression. Le travail sur ce thème se déclinera autour de quatre pôles : Universités, Ecoles, Centres de recherche et Entreprises », explique le vice-président de la BEI Philippe de Fontaine Vive, qui va co-présider l’Ocemo aux côtés de Kemal Dervis, administrateur du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). Premier Conseil d'administration le 1er avril
Les deux présidents des deux rives de la Méditerranée assisteront au tout premier Conseil d’administration de cet organisme (Association loi 1901) qui se tiendra le 1er avril 2011.
Ce jour-là, quatre vice-présidents seront désignés chargés respectivement de la stratégie de l’intégration régionale, des organismes professionnels, des instituts de formation, grandes écoles et des entreprises, des grands opérateurs en Méditerranée. Les grands axes stratégiques seront également définis. Ce Conseil d’administration se tiendra au siège de l’OCEMO, situé à Marseille dans les locaux de la Villa Valmer, en front de mer. La Cité phocéenne a choisi depuis deux ans de jouer à fond la carte de la Méditerranée en abritant dans les mêmes locaux le CMI (Banque Mondiale). Grâce au soutien financier de la Caisse des Dépôts et Consignations, l’OCEMO bénéficie d’une équipe dont le travail sera coordonné par Maryse Gauthier, déléguée générale issue de la CDC. Des avis d'experts rendus en toute indépendance
La Villa Valmer à Marseille abrite le siège de l'OCEMO. (Photo Ville de Marseille)
A ceux qui objecteraient qu’il s’agit d’une institution de plus, Philippe de Fontaine Vive répond que l’OCEMO « abordera des sujets que les institutions ne pouvaient pas aborder compte tenu de leurs limites statutaires. Ce sera une liberté supplémentaire ».
Ainsi, en regroupant des avis intégrés, une expertise reconnue à la fois du Nord et du Sud de la Méditerranée, les avis rendus en toute indépendance par l’OCEMO pèseront de tout leur poids. Créé notamment par la CDC, le CMI, le Femise et la BEI, l’OCEMO comprend les chercheurs et économistes du Femise, Anima Investment Network, l’Economic Research Forum du Caire, le Cercle des économistes français, l’IAMM de Montpellier, le CERIC et l’IMPGT (Université Paul Cézanne à Aix-en-Provence), le Prides Finances et Conseil Méditerranée, l’établissement public Euroméditerranée, les Instituts de formation, les grandes écoles (Réseau méditerranéen d’ingénieurs, de management), écoles de la deuxième chance, réseaux de juristes. Siège au Conseil d’administration la BEI, la CDC, la Chambre de commerce et d’Industrie de Marseille-Provence, la Ville de Marseille. Par ailleurs deux conventions ont été passées avec l’Office des Migrations Internationales et le CMI (Center for Mediterranean Integration). Lire aussi : L’OCEMO va regrouper les expertises économiques du bassin méditerranéen Nathalie Bureau du Colombier
Vendredi 4 Mars 2011
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