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Nouvelle tentative de résoudre la crise d’ArcelorMittal Algérie


ALGÉRIE. Alors que la situation s’est apaisée au complexe sidérurgique ArcelorMittal d’Annaba qui a repris normalement ses activités, la direction du groupe n’a toujours pas autorisé les douze membres du staff dirigeant de l’usine à retourner en Algérie. Seul le Directeur général, Vincent Le Gouïc, doit renter pour assister, le 6 mars 2011, à un Conseil d’administration extraordinaire convoqué par le partenaire algérien suite au départ précipité des douze expatriés.



La direction n’a pas supporté la «énième fermeture du complexe». (photo DR)
La direction n’a pas supporté la «énième fermeture du complexe». (photo DR)
ALGÉRIE. Les douze cadres dirigeants expatriés d’ArcelorMittal Annaba, avec à leur tête Vincent Le Gouïc, ont quitté l’Algérie pour "une consultation au Luxembourg" (siège du groupe) et ce, depuis le 25 février 2011.

La direction n’a pas supporté la «énième fermeture du complexe». A la différence près que, cette fois-ci, elle n’était pas le fait du mouvement syndical. 

Contacté au téléphone par econostrum.info, Smain Kouadria, secrétaire général du syndicat d'entreprise UGTA d'ArcellorMittal, dénonce les "tentatives de manipulation de certaines personnes visant à porter préjudice au complexe d’El Hadjar… Jeudi dernier, des mercenaires – des chômeurs payés par le député Aïssa Menadi qui fût Secrétaire général du syndicat d’Arcelor dans le temps – ont bloqué l’accès de l’usine.

Le directeur général a déposé plainte et a demandé, via un courrier au wali (préfet) d’Annaba, de faire intervenir les forces de l’ordre pour dégager l’entrée du complexe.
Dans une situation sociale où les émeutes et autres sont nombreuses, le wali n’a pas répondu.

Vendredi 25 février au soir, apprenant que les derniers expatriés étaient sur le départ à l’aéroport, le wali a fait dégager l’accès de l’usine par la gendarmerie qui, depuis, fait des rondes régulièrement. De son côté, le syndicat a pris les choses en main et la production a repris
."
 

Le partenaire algérien convoque un Conseil d’administration extraordinaire

«Face à cette situation, la Société nationale de sidérurgie (SNS) – actionnaire algérien à hauteur de 30% – a convoqué une réunion du Conseil d’administration pour le 6 mars et le DG a confirmé son retour le 5 mars pour y assister » poursuit Smain Kouadria. 

Ce dernier rappelle que «plusieurs grèves ont permis de gagner la bataille de l’investissement et d’arracher un programme de recrutements. Les salaires vont même être améliorés sur la base de la prime liée à la pénibilité», assure-t-il.

Le syndicaliste lance des accusations «contre certains manipulateurs qui veulent provoquer une explosion sociale dans la région via le complexe qui emploie directement 6 000 travailleurs et qui en fait travailler 30 000 autres de manière indirecte.»

Contacté par econostrum.info, Mohamed Guedha, directeur chargé de la communication qui assume actuellement l’intérim de Vincent Le Gouïc à la tête du complexe, indique de son côté que le directeur général considère «qu’il n’était plus possible de continuer à faire fonctionner correctement l’entreprise
Notre interlocuteur confirme les propos de Smain Kouadria selon lesquels «les expatriés ont été rappelés au Luxembourg par la direction du groupe ArcelorMittal, pour consultation.»

« Le complexe perd 1 M$ par jour »

Interrogé sur les conséquences de la fermeture de l’usine durant deux jours, Mohamed Guedha affirme que «chaque jour d’arrêt constitue un manque à gagner de 1 M$

Questionné sur un éventuel retour du staff dirigeant du complexe, maintenant que les choses sont rentrées dans l’ordre, il nous précise «qu’à ce stade, seul le DG reviendra pour assister à la réunion extraordinaire du Conseil d’administration, seul cadre légal de la société

Certains observateurs considèrent que le groupe indien trouve ici une occasion pour surenchérir, à l’occasion des négociations sur le renouvellement ou pas de son contrat de partenariat qui arrive à expiration dans huit mois.

On avance ici et là qu’il voudrait se retirer du marché algérien.

Mais d’autres observateurs pensent qu’il s’agit en réalité d’une manière très commerciale d’amener les autorités à assouplir leur position sur la question de la loi des 51/49% qui accorde automatiquement la majorité à un partenaire algérien.

Lire aussi:L’investissement de 507 M€ ne règle pas la question de l’avenir d’ArcelorMittal Algérie
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Amal Belkessam, à ALGER


Jeudi 3 Mars 2011



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