Nicolas Sarkozy veut redonner un destin maritime à la France
Le président de la République veut une politique volontariste de la mer (photo DR)
FRANCE. Le président de la république, Nicolas Sarkozy, a présenté jeudi 16 juillet 2009 au Havre sa politique pour redonner un "destin maritime" à la France, au lendemain de la dernière table ronde du Grenelle de la mer.
"La France doit cesser d'ignorer le formidable destin maritime qui peut être le sien. C'est une affaire ni plus ni moins que de volonté politique", a déclaré le chef de l'Etat. Il a réaffirmé sa volonté de faire du Havre le port du Grand Paris et confirmé son souhait de construction d'une ligne TGV reliant Paris au Havre. Le chef de l’Etat a par ailleurs assuré : "Nous n'accepterons pas que la pêche disparaisse dans notre pays et c'est parce que nos voulons que la pêche vive que nous allons refuser de laisser disparaître les ressources naturelles de la mer. Il n'y a pas opposition entre la pêche et la protection des ressources de la mer, il y a complémentarité" Respect des avis scientifiques
Au nom du "respect des avis scientifiques rendus", la France va soutenir "l'inscription du thon rouge à l'annexe de la convention internationale sur les espèces sauvages, pour en interdire le commerce", comme l'ont recommandé les conclusions du Grenelle de la mer, a également promis le chef de l'Etat.
Autre mesure retenue par le Grenelle et reprise par Nicolas Sarkozy : "d'ici à 2012", les aires marines protégées s'étendront "jusqu'à représenter 10%" de l'espace maritime français. "D'ici 2020, ces aires maritimes protégées devront atteindre 20% des 11 millions de km2 de mers placées sous la souveraineté de la France". Enfin, le président a repris à son compte les ambitions du Grenelle en matière d'énergies marines, estimant que leur capacité de production devait atteindre d'ici 2020 "plus de 6.000 mégawatts, soit l'équivalent de quatre EPR (réacteurs nucléaires de nouvelle génération)". Il a également défendu la réforme du statut des ports, jugeant « insensé » que la France « importe les deux tiers de ses conteneurs par des ports étrangers ». Malgré la contestation qui continue dans certains ports, il a réaffirmé vouloir doubler la part de marché des ports français. Aliette de Broqua
Jeudi 16 Juillet 2009
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