Nexcis s'installe chez Microelectronics et cherche un substitut au silicium
Lithium, soufre, etc. en salle blanche pour faire tomber le prix du photovoltaïque (photo XDR)
FRANCE. Avec une belle constance Nexcis a réalisé ce qu'elle avait annoncé voici un an : la société va produire des surfaces photovoltaïques sans faire appel au silicium. Elle vient d'inaugurer des locaux sur le site de ST Microelectronics, à Rousset, près d'Aix-en-Provence.
40 emplois avaient été annoncés pour 2011, 37 sont déjà effectifs aujourd'hui, sans compter les stagiaires. Une levée de fonds de 20 M€ était prévue, 19 ont été réunis, permettant à Nexcis de créer une ligne next lab de recherche. Enfin 7 M€ d'aides publiques devaient amorcer le projet, et elles sont presque toutes là : fonds européens Feder, Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Conseil Régional Paca, Pays d'Aix ; reste l'aide à l'innovation d'Oséo, "imminente mais non encore notifiée" précise un responsable. Diviser par deux le coût du photovoltaïque
Nexcis doit fabriquer à terme des surfaces photovoltaïques faisant appel à divers métaux : cuivre, indium, selenium, soufre...une alternative au silicium qui devrait faire chuter les coûts du photovoltaïque autour d'un dollar par watt crête.
C'est une financière luxembourgeoise, SIIS, qui sera majoritaire au capital de la société, avec 66 % des parts, aux cotés d'EDF par le biais de deux filiales : EDF Edev, une société financière, et EDF ENR, le PDG Olivier Kerrec détenant quant à lui 10%. Lire aussi Nexcis va produire des modules photovoltaïques chez STMicroelectronics à Rousset Michel Neumuller
Mercredi 3 Mars 2010
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