Nemotek vise 9 millions de caméras d’ici fin 2010Neuf mois après son démarrage, la société marocaine Nemotek produit 3 millions de caméras miniatures par mois. Objectif : 9 millions d’ici la fin de l’année.
L'usine de Nemotek à Rabat (DR)
MAROC. Neuf mois seulement après son entrée en activité dans des locaux flambants neufs du parc de Rabat Technopolis, la société Nemotek livre déjà 3 millions de caméras miniatures par mois dans le monde. En Asie principalement.
A quelques encablures de l’Europe, Nemotek est l’une des rares entreprises sur le continent africain à posséder une salle blanche de classe 10, indispensable pour assembler proprement capteurs et lentilles. Un savoir faire qui pourrait intéresser les secteurs automobile, médical (pour les caméras endoscopiques) et la sécurité ; des domaines nécessitant un développement sur plusieurs années. « Nous avons besoin de nous positionner sur l’ensemble de ces applications. Des applications à fort volume comme la téléphonie mobile pour amortir les équipements et les infrastructures, également des applications à plus forte valeur ajoutée, que l’on retrouve en Europe », indique Jacky Perdrigeat, ancien directeur exécutif de Nemotek Technologies. Il vient d’être remplacé par José Gatta, issu du secteur des semi-conducteurs. Nemotek se fixe comme objectif la production de 9 millions de caméras par mois d’ici la fin de l’année, puis 18 millions fin 2012. 39 M€ d'investissements
Piloté par MEDZ, filiale du groupe Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), le projet a nécessité 50 millions de dollars d’investissements (39 M€).
La recherche & développement est conduite en partenariat avec la fondation publique Mascir (Moroccan association for science, innovation and research) spécialisée dans les nanomatériaux, la biotechnologie et la microélectronique. L’équipe de Nemotek compte aujourd’hui 190 personnes, dont 50 ingénieurs issus du monde entier. « Le Maroc s’est lancé au bon moment. Nous avons acquis deux licences américaines et amené la technologie (wafer fab) à maturité, à une période où les capacités mondiales n’ont pas augmenté, explique Jacky Perdrigeat. Nous maitrisons aujourd’hui une technologie qui intéresse les industriels et qu’on ne trouve pas en grand nombre sur le marché ». Christelle Marot, à CASABLANCA
Mercredi 15 Septembre 2010
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