MyMed veut fédérer les réseaux sociaux et proposer de nouveaux servicesLe projet, piloté par l’Inria Sophia Antipolis Méditerranée, teste sur l’eurorégion franco-italienne, Alpes-Méditerranée, la technologie et le potentiel d’un réseau social fédérateur et pourvoyeur de nouveaux services.
Chercheur à l'Inria Sophia Antipolis Méditerranée, Luigi Liquori est le coordinateur du projet transfrontalier MyMed (photo DR)
FRANCE / ITALIE. Supprimer la barrière des Alpes entre la France et l’Italie grâce aux nouvelles technologies, c’est l’ambition de MyMed, un projet Alcotra/Interreg dont l’INRIA Sophia Antipolis Méditerranée est le pilote.
«Les réseaux de transports , la route comme le rail, trop lents, et même la couverture GSM avec ses zones d’ombre, n’incitent guère à la mobilité et aux échanges entre les habitants de l’eurorégion Alpes-Méditerranée » constate Luigi Liquori. C’est pourquoi ce chercheur turinois, coordinateur du projet MyMed à l’INRIA, a planché avec son équipe à la création d’un réseau social décentralisé et géolocalisé. « L’objectif est de répondre aux besoins de ce bassin transfrontalier de 17 millions d’habitants en proposant de nouveaux services, en partenariat avec des collectivités locales, des associations ou des entreprises » explique Luigi Liquori. MyMed bénéficie d’un budget de 1,4 M€ sur trois ans, financé par l’INRIA, l’UE dans le cadre des programmes Alcotra, les régions Piémont et Paca, le conseil général des Alpes-Maritimes, enfin l’Etat français. Le réseau qui, techniquement, fonctionne en «pair à pair», c’est-à-dire en utilisant quelque cinquante serveurs décentralisés, aujourd’hui installés de part et d’autre de la frontière franco- italienne, est en place. Reste à développer les premiers services qui seront accessibles gratuitement. « Mymed n’a pas vocation à se substituer aux réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, IGoogle etc. mais à les fédérer grâce à des algorithmes de routage, c’est son gros atout » insiste le coordinateur du projet.
Premiers services opérationnels à l’automne 2011
Ainsi, un utilisateur des services de covoiturage, grâce à son compte Mymed pourra avoir accès, à partir de son PC ou de son smartphone, aux offres proposées par différents sites sans avoir besoin de se connecter à chacun d’eux. Ce n’est là que l’une des applications possibles.
D’autres services pourront être proposés dans les secteurs de l’emploi, du tourisme, de la santé, de la formation et de l’enseignement supérieur etc... L’université de Nice Sophia Antipolis vient de rejoindre les partenaires du projet MyMed (Inria, université de Turin, Ecole polytechnique de Turin et université du Piémont oriental). Le nouveau réseau social transfrontalier pourra ainsi devenir un outil de communication privilégié au sein du Pres (pôle de recherche et d'enseignement supérieur) «Euro –Méditerranée».
Les premiers services, six à huit, accessibles gratuitement seront lancés à partir de l’automne 2011. « Nous fournirons également un kit de développement pour que des entreprises ou des collectivités puissent par la suite développer de nouvelles applications, payantes ou non » précise Luigi Liquori. L’objectif est de faire de MyMed un réseau social incontournable sur le territoire de l’eurorégion et même au-delà. Christiane Navas
Mercredi 9 Mars 2011
Lu 3137 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||




Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







