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Mobilisation pour éviter la contagion grecque sur la zone euro


EUROPE. Les marchés financiers ont repris des couleurs après la levée des principales réticences des Européens pour soutenir la Grèce. L’essentiel est aujourd’hui d’éviter la contagion sur l’ensemble de la zone euro mais le problème de fond des dettes publiques et de la toute puissance des agences de notation reste posé.



Au Bundestag, les députés allemands approuveront le plan pour la Grèce d'ici le 7 mai 2010 (photo CC-malditofriki)
Au Bundestag, les députés allemands approuveront le plan pour la Grèce d'ici le 7 mai 2010 (photo CC-malditofriki)
EUROPE. Dans le long feuilleton de la crise grecque, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Après un mercredi noir, la journée du jeudi 29 avril 2010 a été marquée par un certain retour au calme. Il est vrai que le risque de contagion de la crise aux autres maillons faibles de la zone euro – Espagne, Portugal mais aussi Italie ou Irlande – a permis de débloquer les principales réticences.

Les députés allemands ont indiqué qu’ils voteraient en faveur du plan d’aide à la Grèce. De leur côté, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), qui négocient depuis le début de la semaine avec Athènes, assurent que les « discussions sont sur le point d’être terminées ». Selon Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques, un accord pourrait ainsi intervenir « dans les prochains jours », imposant à la Grèce « un ajustement budgétaire et structurel majeur ».

Selon certaines informations, le gouvernement grec devrait ainsi réduire le déficit de dix points en deux ans (estimé à 13,6 du PIB fin 2009, ce déficit pourrait en fait atteindre 14%) et faire des économies d’un montant de 25 mds€.

Mesures impopulaires

Ces mesures risquent fort de très mal passer auprès des Grecs alors que les deux principales centrales syndicales du pays ont appelé à une grève générale des secteurs public et privé le 5 mai 2010.

Les marchés financiers ont en tout cas apprécié ce nouveau climat. La Bourse d’Athènes a clôturé en hausse de 7,14% jeudi 29 avril 2010 et les Bourses des pays européens les plus fragiles se sont également redressées. 

Mais ces marchés financiers ont la mémoire courte. Il y a moins de deux ans, au moment de la crise du « subprime", les agences de notation étaient pointées du doigt pour avoir tardé à dégrader les notes des produits structurés qui ont plongé les banques dans la tourmente.    
 
Aujourd’hui ce sont ces mêmes agences qui n’hésitent pas à clouer les pays du sud de l’Europe au pilori des plus mauvais élèves de la dette publique. Sans état d’âme, les marchés  financiers leur emboîtent le pas avec pour conséquence un affaiblissement de l’euro et un renchérissement des taux. Plus au nord et plus à l’ouest, la situation n’est pourtant pas meilleure.

Hausse des dépenses publiques

Le New York Times comme Newsweek remarquaient dans leurs éditions du 29 avril 2010 que les niveaux de dette des Etats-Unis et du Royaume-Uni « ne sont pas bien loin » de ceux de la Grèce. Sans parler du Japon dont la dette atteint 201% du PIB…

Cette fois ce n’est plus de l’euroscepticisme mais bien une inquiétude de fond sur l’explosion des dépenses publiques au sein des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et leur capacité à maîtriser leur dette.
 
La semaine dernière, le FMI indiquait que le taux d’endettement des pays du G7 avait retrouvé un niveau proche de celui des débuts des années 50, touché par les dettes de la seconde guerre mondiale, avec à la clé un risque de voir s’étendre la dégradation de la dette publique aux systèmes bancaires.
 

Lire aussi :Après la Grèce, les notes du Portugal et de l'Espagne dégradées à leur tour
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Les pays du l'Europe du sud creusent le déficit public de la zone euro en 2009
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Brigitte Challiol


Jeudi 29 Avril 2010



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