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Michel Vauzelle va prendre les rênes du GIP Iter

MIchel Vauzelle va prendre la présidence du Groupement d'intérêt public "Iter", instance chargée de piloter les grands chantiers d'aménagement du territoire dans le Val de Durance.


Le GIP Iter sera chargé de piloter les chantiers d'aménagement du territoire dans le Val de Durance (photo Iter Org)
Le GIP Iter sera chargé de piloter les chantiers d'aménagement du territoire dans le Val de Durance (photo Iter Org)
FRANCE. Lundi 23 mai 2011 se tiendra l’assemblée générale constitutive du groupement d’intérêt public (GIP) Iter. Il aura donc fallu patienter plus de sept mois entre la réunion qui avait porté cette structure sur les fonts baptismaux et sa mise en orbite opérationnelle.

Le 7 octobre 2010, le ministre délégué à l’Aménagement du territoire, Michel Mercier (aujourd’hui garde des Sceaux), avait fait le déplacement à Cadarache (sud-est de la France) pour célébrer en grande pompe aux côtés des élus locaux la création de ce GIP destiné à piloter les grands chantiers d’aménagement du territoire dans le Val de Durance, aire d’influence du projet de réacteur expérimental de fusion thermonucléaire « Iter ».


Seule ombre au tableau : à l’époque, l’absence de consensus sur le « présidentiable » avait empêché la mise en place du conseil d’administration.  


Consensus

Un semestre et des élections plus tard, les élus ont fini par s’accorder sur un candidat. Après avoir un temps envisagé de laisser les rênes du GIP à Christophe Castaner, vice-président (PS) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) délégué à l’économie, Michel Vauzelle a fini par accepter d’en prendre la présidence. Le président (PS) de la région Paca sera épaulé par une vice-présidente bien décidée à ne pas s’en laisser compter : la députée-maire (Ump) d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini.

 

Le CA du groupement comprendra vingt-sept membres : seize représentants des collectivités (région, les six départements de Paca et la communauté du pays d’Aix ), dix représentants de l’État  et un représentant du CEA. Un deuxième collège réunira les neuf communautés de communes du Val de Durance, les Parcs naturels régionaux du Luberon et du Verdon, l’Union régionale des maires et le syndicat mixte d’aménagement du Val de Durance. Enfin, un troisième collège doté d’une voix simplement consultative regroupera les représentants du monde socio-économique.


Un budget de 1,2 M€

Créé pour une période transitoire (deux ans) et basé à Cadarache, ce GIP disposera d’un budget maigrelet : 1,2 M€ en 2011, une dépense couverte par les subventions publiques (Etat : 100 K€, région Paca : 20 K€, les six conseils généraux, la CPA et le CEA 10 K€ chacun) et par des apports en nature du CEA, de l’État et des collectivités. Le premier mettra à disposition des locaux (180 K€), quand le second détachera les... quatre fonctionnaires chargés de faire tourner cette petite machine administrative (coût : 360 K€). Quant au directeur général, il sera recruté dans le vivier des hauts fonctionnaires rompus à la conduite de grands projets structurants.

 

D’ici 2013, le GIP sera chargé d'élaborer « un schéma d'aménagement stratégique pour l'urbanisation et le développement économique du Val de Durance », un territoire allant de Gap (Hautes-Alpes) à Cavaillon (Vaucluse), en suivant la vallée de la Durance. Il devra également préparer le terrain pour la mise en place « d'un outil opérationnel pour la réalisation des projets retenus », scénario qui laisse la porte ouverte à la création d’une Opération d’intérêt national (OIN), solution qui avait les faveurs des élus locaux.

 

Lire aussi : Iter : la fusion nucléaire fait bouillir le parlement européen



William Allaire


Jeudi 19 Mai 2011



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