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Menaces de sanctions militaires contre la Syrie




Ban Ki-moon (ici avec Kofi Annan) hausse le ton vis-à-vis de la Syrie (photo ONU)
Ban Ki-moon (ici avec Kofi Annan) hausse le ton vis-à-vis de la Syrie (photo ONU)
SYRIE. Après le nouveau massacre à Mazraat al Qoubir dans la province de Hama, mercredi 5 juin 2012, Kofi Annan, émissaire des Nations Unies, ainsi que plusieurs pays européens, réclament des sanctions militaires contre le régime syrien. Pour le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, « le peuple syrien saigne. Il est en colère. Il veut la paix et la dignité. Et avant tout, il veut de l'action. » Le maigre impact du plan de paix de Kofi Annan, pousse Ban Ki-moon à suggérer la fin de la mission de l'ONU, une première depuis le lancement de cette opération.

Alors que le gouvernement de Bachar Al-Assad continue sa répression sanglante face aux opposants à son régime, certaines sanctions économiques prises par les pays européens et les pays de la ligue arabe impactent l'économie du pays. La Syrie n'a plus les moyens financiers d'importer.

Les exportations sont, elles, interdites par la communauté internationale. 90% du pétrole syrien ne se vend pas. Le marché de l'or et des métaux précieux est lui aussi bloqué. « Depuis avril, il n'y a plus de tourisme. Cela représentait 15% du PIB. Depuis novembre, les exportations de pétrole ont cessé. Elles généraient 30% du PIB. À cause des sanctions sur les produits exportés par la Syrie, ces marchandises peuvent seulement être exportées en Jordanie, en Irak et au Liban » détaille Faisal Al-Qudsi, fils de l'ancien chef d'État syrien Nazim Al-Qudsi (décembre 1961 à mars 1963)

La banque centrale syrienne a vu son stock de devises étrangères diminuer de 50%, passant de 22 à 10 mrds $ (17,6 à 8 mrds€). La communauté internationale exerce également un contrôle sur les avoirs de Bachar Al-Assad et de la plupart des hommes d'affaires du pays, ce qui entraîne la fuite de ces personnes proches du régime. Ces mesures ne font toutefois pas flancher Bachar Al-Assad.


Ludivine Tur


Vendredi 8 Juin 2012



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Mardi 6 Décembre 2016 - 09:06 L'Etat islamique ne règne plus sur Syrte


Commentaires

1.Posté par GAUDIN Jean-Claude le 27/06/2012 14:18
Les sanctions économiques ne feront qu'aggraver la détresse déjà grande du peuple syrien. Il est urgent de s'en remettre à une action militaire directe contre les forces militaires syriennes qui perpétuent les massacres.

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