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Medpro livre ses visions pour l'Euro-Méditerranée en 2030



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Les récentes agitations en Turquie ou en Égypte menacent les perspectives d'une relation plus intégrée entre Europe et pays méditerranéens. Pour MedPro, l'instabilité serait pour la croissance économique de la zone euro méditerranéenne le pire des scénarios à l'horizon 2030 alors que les plus optimistes démontrent les potentialités d'une coopération plus étroite et mieux partagée.



Les récents événements en Egypte éloignent un scénario optimiste (photo Mohamed Kotb/econostrum.info)
Les récents événements en Egypte éloignent un scénario optimiste (photo Mohamed Kotb/econostrum.info)

Rouge, bleu ou vert ? L'avenir de la coopération euro-méditerranéenne ne se réduit pas à des couleurs, mais chacune recouvre une trajectoire aux retombées différentes selon le rapport de MedPro, "Scénarios d'évaluation et de transitions vers un partenariat euro-méditerranéen durable en 2030" (1), rédigé par sa présidente Rym Ayadi et Carlo Sessa.

De part et d'autre de la Méditerranée, chaque zone affronte des perturbations. Au nord, croissance proche de zéro, chômage galopant, restrictions budgétaires... Au sud, depuis 2010, des bouleversements, dont les derniers rebondissements en Égypte et Turquie, font craindre une instabilité durable. Pour MedPro, un statu quo apparaît lourd de risques. C'est le scénario "rouge".

Une démarche d'alliance (scénario bleu) ou d'intégration (scénario vert) recèle des opportunités plus favorables, sous réserve de transformations radicales. Les deux chercheurs apportent des éléments concrets, en partant d'un point de référence, baptisé "business as usual" (BAU), et de modèles d'évolution.


Alternatives et conséquences

Dans le scénario le plus pessimiste, la Méditerranée deviendrait en 2030 une ligne de conflit entre civilisations. Elle subirait sur la période 2015-2030 une chute des échanges, des investissements, de la consommation individuelle, du tourisme, mais aussi une progression du chômage, la propagation de violences entre pays ou entre régions d'un même État... Elle accroîtrait les tensions entre rives nord et sud, notamment par l'immigration illégale, voire le terrorisme. MedPro évalue la perte cumulée de PIB, au minimum, à près de 5 240 mrds $.

Dans les deux autres pistes analysées par les auteurs, la croissance économique globale dépasserait le taux de 4 à 5% mesuré ces dix dernières années. À travers "l'alliance euro-méditerranéenne" entre institutions (Union européenne, Ligue Arabe...), l'Europe aiderait à la modernisation économique et sociale des pays du sud et de l'est, favoriserait une relation plus équilibrée et appuierait la construction d'une coopération sud-sud sur des projets communs de développement. Plus ambitieuse, la "zone économique euro-méditerranéenne" intégrée permettrait de bâtir de grands programmes de coopération et d'échanges autour de l'énergie, l'eau, l'environnement, les transports, l'éducation, la mobilité des personnes... La création de richesse profiterait différemment aux pays, en fonction de leurs avancées dans leurs réformes.

L'agenda à court terme porterait sur l'évolution démocratique, la gouvernance, les droits de l'homme, la justice sociale... À moyen et long terme, il définirait les partenariats et adaptations nécessaires sur la mobilité, l'éducation, la R&D, la transition énergétique... Dans une telle optique, la Méditerranée deviendrait le lien entre des civilisations apaisées et prospères. L'Euro-Méditerranée s'affirmerait en interlocuteur de poids face aux blocs américain et asiatique. EMEA (Euro-Mediterranean Economists Association), groupement d'économistes et experts de haut niveau, œuvrera à la concrétisation de ce processus.
 

(1)http://www.medpro-foresight.eu/publication/scenarios-assessment-and-transitions-towards-sustainable-euro-mediterranean-2030

Article réalisé en partenariat avec EMEA

English version

Lire aussi : L'interview de Rym Ayadi : Les pays du sud attendent beaucoup plus de l'Europe, leur premier partenaire





Jeudi 25 Juillet 2013



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avis d'expert

Béatrice Chatain, Professeur d'Histoire-Géographie, spécialiste
de la Turquie, associée
au groupe d’analyse
de JFC Conseil


 




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