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Méditerranée : des écosystèmes marins et côtiers sous surveillance


   


Pour atteindre le bon état écologique (BEE) d’une Méditerranée sous pression, le Programme intégré de surveillance et d’évaluation (IMAP) a fait le choix d’une approche basée sur les risques.



Le front de mer, avenue Mira à Alger. Photo A Belkessam
Le front de mer, avenue Mira à Alger. Photo A Belkessam
La surveillance des écosystèmes marins et côtiers constitue un passage obligé pour atteindre un bon état écologique. Sur les rives sud de la Méditerranée, cette exigence se heurte souvent à une insuffisance de moyens, à la fois techniques et financiers. Prenant en compte ces limites, le Programme intégré de surveillance et d’évaluation (IMAP en anglais), développé par le Plan d’action pour la Méditerranée (PAM), préconise  la mise en œuvre d’une approche basée sur les risques (ABR).

Cette approche part du principe qu’il n’est pas nécessaire de surveiller toutes les composantes d’un écosystème. Mieux vaut se focaliser sur les zones où les pressions, souvent liées aux activités humaines, compromettent le BEE visé. La démarche à suivre consiste à identifier ces zones prioritaires et d’en établir une cartographie précise. A partir de là, il sera possible de mieux appréhender la distribution spatiale des pressions et de prendre les mesures nécessaires. 

Travailler sur un guide méthodologique

Cette approche basée sur les risques était au cœur de l’atelier qu’a organisé le Plan Bleu le 2 mars 2017 à Madrid. Il a réuni 120 participants des rives sud et nord de la Méditerranée pour favoriser le partage d’expériences quant aux pratiques déployées pour la surveillance des déchets marins, de la biodiversité et des côtes.

Les pays du nord de la Méditerranée, sous l’impulsion de l’Union européenne, bénéficient d’un historique dans la mise en oeuvre de cette approche. La France, par exemple, fait appel à l’ABR pour le suivi des déchets marins. Ce dispositif permet, à partir des données fournies par des prises de vues aériennes, de réaliser des cartes juxtaposant les pressions liées à l’activité humaine et la situation des habitats des espèces pour identifier les zones sensibles où concentrer les efforts de surveillance. La Grèce a mis au point un indice pour suivre le taux d’occupation des espèces non indigènes et modéliser leur évolution future sur les zones côtières.

Au sud de la Méditerranée, l’Algérie développe un programme de surveillance autour de dix points à proximité des grandes villes littorales. Ce dispositif cible les phénomènes d’érosion côtière et les risques de pollution par hydrocarbures. Il a pour objectif d’identifier les zones à risques et de hiérarchiser les niveaux de pression.

« La pertinence d’une approche basée sur les risques est reconnue par l’IMAP qui en a fait un principe d’action en matière de surveillance des écosystèmes marins et côtiers. Néanmoins, les échanges que nous avons partagés lors de cet atelier à Madrid ont mis en évidence des besoins pour que cette démarche puisse être déployée efficacement tant à l’échelle régionale que nationale », précise Antoine Lafitte du Plan Bleu. «Les acteurs en charge de la surveillance attendent que nous leur proposions des lignes directrices et des programmes de formation». Il faut aujourd’hui répondre à ces attentes.  

English version
 


Mercredi 22 Mars 2017




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