partager partager

Marseille: le port tourne toujours au ralenti

Le port de Marseille restait toujours fortement perturbé, jeudi 8 janvier 2009, par les fortes chutes de neige de la veille. "Une reprise des activités est en cours pour les postes privés suivant leur état d’enneigement", a indiqué jeudi la direction du Grand Port Maritime de Marseille.


Les 7  et  8 janvier, les terminaux du port tournent à vitesse réduite voire nulle pour les marchandises diverses. (Photo GPMM)
Les 7 et 8 janvier, les terminaux du port tournent à vitesse réduite voire nulle pour les marchandises diverses. (Photo GPMM)
FRANCE. Seuls les piétons et les véhicules légers pour Marseille avaient l’autorisation de sortir des car-ferries jeudi 8 janvier. Les poids lourds étaient consignés à bord des navires sur ordre de la Préfecture.

Du côté des marchandises diverses, l’activité est restée au point mort jeudi matin. Le personnel chargé du sablage étaient sur place à partir de 9 h permettant de dégager les voies de circulation intérieures à l’enceinte portuaire.

Dans les bassins Ouest, les opérations de déneigement étaient en cours jeudi soir. Sur les terminaux pétroliers, 3 navires étaient à quai, en attente à Fos-sur-Mer, et 3 sont restés amarrés à Lavéra dont un en opération. Un navire de fuel était en cours de chargement à cadence ralentie pour éviter que le produit ne fige dans les lignes. Sur tous les autres secteurs, le port note que les « appontements sont enneigés et l’accès aux navires difficiles ».

En perturbant le transport de marchandises, la neige bouleverse les soldes débutantes

Sur les terminaux de marchandises diverses et compte tenu de l’absence des personnels, les équipes de dockers n’ont pas été commandées sur les darses 1, 2 et 3. Résultat : 28 navires étaient au mouillage jeudi au large de Fos.

Jeudi après-midi, l'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône réagissait à ce mauvais coup de la météo : "A cette heure, la situation est loin d'être débloquée. Les échanges avec le Port ne sont toujours pas rétablis, l'aéroport est toujours fermé. Les accès pour le centre de tri postal de Vitrolles, pourtant opérationnel, ne sont toujours pas dégagés et bloquent ainsi toute distribution de courriers et colis. Mais ce sont également les transports en commun, autoroutes, routes... où non seulement la situation est loin d'être rétablie, mais l'absence d'assistance est patente".

Alors que la neige est tombé au premier jour des soldes, l'UPE déplore les conséquences pour les "milliers d'entreprises et de commerçants qui sont paralysés (...). Il est indispensable que l'on puisse permettre aux commerçants, qui ont raté l'ouverture des soldes, de pouvoir disposer rapidement de toutes les conditions d'accès pour leurs clients afin d'engager un week end plus propice aux achats".


Nathalie Bureau du Colombier


Jeudi 8 Janvier 2009



Lu 1031 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.