Mario Monti renonce aux JO et à une quarantaine d'avions de combat
ITALIE. Alors que l'Italie entre en récession avec un repli du PIB de 0,7% au quatrième trimestre 2011 mettant sa croissance sur cette année à seulement 0,4%, Mario Monti décide de serrer encore plus les vis mercredi 15 février 2012.
Le président du conseil italien a annoncé que Rome n'était plus candidate pour les Jeux olympiques de 2020 alors que la ville était favorite devant Madrid, Istanbul, Doha, Baku et Tokyo. Sur l'enveloppe globale nécessaire de 8,2 mrds€ pour l'organisation des JO dans sa capitale, l’État italien devait financer 4,7 mrds€ (3,5 mrds€ apportés par les droits de retransmissions télévisées et la vente de billets) impensable alors qu' l'Italie est engagée dans un plan de restriction des dépenses. Son ministre de la Défense, Giampaolo Di Paola, a lui précisé, toujours mercredi 15 février 2012, qu'il allait réduire la commande de chasseurs Joint Strike Fighter F-35 qui passe de 131 à 90. Ces avions de combat avaient été réservé au constructeur américain Lookheed Martin voici dix ans. Le désengagement sur une partie de cette commande va permettre d'économiser 5 mrds€. L’Italie va réduire ses dépenses militaires (4 sous-marins au lien de 6, 18 patrouilleurs au lieu de 10...) en agissant également sur les effectifs qui fondront de 20%. Le pays emploie dans ce secteur 183 000 militaires et 30 000 civils dont les salaires représentent 70% du budget de la défense. Frédéric Dubessy
Mercredi 15 Février 2012
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