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Mario Monti prévoit la cession du transport de gaz d'ENI


La compagnie Eni devra se séparer de son réseau de transport (Eni)
La compagnie Eni devra se séparer de son réseau de transport (Eni)
ITALIE. Le gouvernement italien de Mario Monti adoptera, vendredi 20 janvier 2012, le vaste plan de libéralisations de certains secteurs de l'économie du pays "pour favoriser la concurrence et relancer la croissance". Le projet prévoit notamment, la cession par le géant pétrolier et gazier italien ENI du réseau de transport de gaz, Snam Rete Gas.

Mercredi 4 janvier 2012, le président du conseil italien Mario Monti dévoilait vouloir établir un vaste plan de libéralisations.

L'autorité italienne de la Concurrence et du Marché envisagerait notamment de séparer le secteur bancaire de la Poste italienne du reste de l'ensemble de l'activité et créer une autorité des Transports pour veiller au respect de la concurrence dans le transport ferroviaire (passagers et fret). Également, la privatisation de certains services publics n'est pas exclue et l'autorité prévoit de tempérer les conditions d'entrée des opérateurs indépendants dans le secteur de l'énergie.

Ainsi, ENI pourrait se séparer de Snam Rete Gas et sans doute de Snam dans son ensemble. Exception faite du réseau, Snam, chapeautant Snam Rete Gas,détient également des activités de stockage. Même si ENI et Snam s'avèrent déjà séparés sur le plan de la gestion (Snam disposant d'un conseil d'administration) le gouvernement espère imposer la cession pure et simple de la société Snam afin de faire diminuer les prix aux niveaux européens.

ENI, contrôlé par l'État italien, détient environ 50% du capital de Snam.

Lire aussi : Le Femise se penche sur la libéralisation dans les pays du sud de la Méditerranée


Astrid Jousset


Jeudi 19 Janvier 2012



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