Econostrum

Read in your language
Facebook | © icondock.com
Twitter | © icondock.com
Google+ | © icondock.com
Rss | © icondock.com
Flickr | © icondock.com
en.econostrum.info | © icondock.com
Econostrum le blog | © icondock.com
Mobile | © icondock.com


            partager partager

Mariano Rajoy forme un gouvernement de crise




À 40 ans, Soraya Sáenz de Santamaría devient vice-présidente et porte parole du gouvernement de Mariano Rajoy (photo : DR)
À 40 ans, Soraya Sáenz de Santamaría devient vice-présidente et porte parole du gouvernement de Mariano Rajoy (photo : DR)
ESPAGNE. Le gouvernement formé par Mariano Rajoy s'adapte à la conjoncture, avec seulement treize portefeuilles pour les neuf hommes et quatre femmes de cette nouvelle équipe. En figure de proue : Soraya Sáenz de Santamaría, très proche collaboratrice de Mariano Rajoy, dont la fidélité politique est récompensée par le double titre de vice-présidente et porte parole du gouvernement.

Mais c'est surtout le nouveau ministre de l’Économie, Luis de Guindos, qui attise les débats en Espagne. D'abord par son curriculum vitae : cet ancien secrétaire d’État à l'économie de José Maria Aznar était président de Lehman Brothers en Espagne, au moment de la fracassante faillite de la banque d'investissement américaine.

Cet expert financier sera chargé de mettre en œuvre la politique d'austérité, de concert avec Cristobal Montoro, en charge du portefeuille de l'Aménagement et des Administrations Publiques, pour rassurer les « marchés » et les instances européennes, et surtout réduire sensiblement la dette du pays.

Le ministre de l'Industrie, de l’Énergie et du Tourisme, José Manuel Soria, fait également partie des nouveaux « hommes forts » du gouvernement espagnol. Sa nomination traduit la volonté de Mariano Rajoy de prendre en compte le tourisme comme l'un des principaux moteurs de l'économie espagnole.

A contrario, le Secrétariat d’État au Logement est tout simplement supprimé. C'est sans doute aussi le signe de la fin d'une époque : celle où presque toute l'économie espagnole dépendait du secteur de la construction. La responsabilité de ce département incombera désormais à la ministre des Transports, Ana Pastor, qui pilotera les décisions d'investissement en infrastructures.

Reste maintenant à donner les nouvelles pistes d'une politique très attendue, à Bruxelles comme dans toute l'Espagne, mais pour des raisons opposés : les instances européennes espèrent un maximum de rigueur de la part du gouvernement de Mariano Rajoy dans la lutte pour la réduction des déficits, et les Espagnols se demandent quel sera le prix à payer pour cette politique qui promet d'être austère.


Francis Mateo, à BARCELONE


Jeudi 22 Décembre 2011



Lu 2055 fois
Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.


réflexion
 
avis d'expertLes relations euro-méditerranéennes, quel avenir ?
 
Jean François Coustillière Consultant indépendant - Associé au groupe d’analyse de JFC Conseil
Les relations internationales autour de la Méditerranée, sur les frontières sud de l’Europe conditionnent la paix et la sécurité de l’Union européenne.
 

Autres avis d'experts
 




Budget et fonds européens 2014/2020

Econostrum.info propose en partenariat avec le Parlement Européen, un dossier spécial « Budget et fonds européens 2014/2020 »