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Livraisons en ville : la Croatie passe à l'électrique


Les véhicules électriques s'imposent comme une solution aux problèmes de logistique urbaine. Dans la ville médiévale de Trogir, ils surclassent les voitures pour les livraisons dans les ruelles du centre. Et à Rijeka, ils montrent l'exemple pour la lutte contre le changement climatique.



Les véhicules électriques, un choix obligé à Trogir

Le centre ville de Trogir (Photo : flickr.com/tuinkabouter)
Le centre ville de Trogir (Photo : flickr.com/tuinkabouter)
CROATIE. Sur la côte dalmate, Trogir est l’une des perles de la Croatie. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997, cette petite cité est bâtie sur une île d’à peine un kilomètre carré. Ses ruelles étroites et pavées font de la vieille ville un espace piéton où les voitures ne peuvent pas circuler. Pourtant, dans le centre historique de Trogir, des centaines de cafés, hôtels et restaurants accueillent chaque été des milliers de visiteurs. Et pour alimenter les commerces en boissons et en victuailles, les entreprises locales ont dû faire preuve de créativité. 

Avant que la municipalité ne les interdise formellement, les livraisons en voiture étaient tout simplement impossibles”, affirme Tonći Gladina, directeur adjoint de Zagora Promet. Depuis 1996, ce livreur de marchandises utilise des petits véhicules électriques pour servir plus de 200 clients dans la vieille ville. Rapides, silencieux et écologiques, les “električne kolice” demeurent aujourd’hui le seul moyen de transports autorisé par la mairie dans les venelles médiévales.

Durant la haute saison, les trois véhicules de Zagora Promet font quatre aller-retours par jour et la société emploie jusqu’à quarante personnes supplémentaires pour assurer les livraisons. “Nous nous appuyons sur un espace de distribution situé à un kilomètre du cœur historique, de l’autre côté du pont”, explique Tonći Gladina.

Au “Sveti Dominik”, dans le vieux Trogir, une centaine de tables sont dressées tous les jours et durant la saison estivale, les touristes peinent à trouver une place sans réservation. “Entre mi-juin et fin août, j’appelle Zagora Promet tous les matins !”, s’exclame Hrvoje Rožić, le manager du restaurant. “Leurs petits chariots peuvent se garer juste devant notre terrasse et la livraison se fait en quelques minutes”, raconte-t-il. Comme tous les commerces de cette cité ramassée sur elle-même, le Sveti Dominik est livré depuis plus de quinze ans par des véhicules électriques, sans que Trogir, vieux de 2 300 ans, en soit menacé.

Rijeka s'engage pour réduire sa production de CO2

Le maire Vojko Obersnel (Photo : rijeka.hr)
Le maire Vojko Obersnel (Photo : rijeka.hr)
400 km au nord de Trogir, Rijeka, le plus grand port croate, domine le golfe du Kvarner. Le 22 septembre 2014, à l’occasion de la semaine européenne de la mobilité soutenable, la ville de Rijeka s’est équipée de son premier véhicule électrique à usage public. Il s’agit d’un petit fourgon doté d’une batterie de dix heures, qui sera destiné à la collecte des déchets en papier.

D’ici 2020, nous réussirons sans doute à réduire nos émissions de CO2 de 20%, grâce aussi à l’utilisation des moteurs électriques dans les entreprises publiques”, a affirmé le maire, Vojko Obersnel, lors de la présentation du véhicule. Depuis 2009, cette ville portuaire s’est engagée en faveur de l’environnement. Elle a signé, parmi les premières en Croatie, la “Convention des maires”, regroupant ainsi les municipalités qui souhaitent réduire leur production de gaz carbonique de plus de 20% d’ici 2020. 

Aujourd’hui, 46% de la production de CO2 de Rijeka vient du secteur des transports. Et pour la mairie, la conversion des voitures publiques à l’électrique permettra de tenir les promesses écologiques.

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Dimanche 23 Novembre 2014



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