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Les tractations politiques restent dans l'impasse en Grèce


La Grèce pourrait revoter après le verdict des législatives rendant difficile la constitution d'une majorité pour le nouveau gouvernement



Alexis Tsipras tente de rallier la gauche (photo DR)
Alexis Tsipras tente de rallier la gauche (photo DR)

GRECE. "Le verdict du peuple exclut un gouvernement qui applique le mémorandum d’austérité inadmissible et l'accord de prêt infamant conclu par Athènes avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international." Peu après avoir reçu le mandat exploratoire du président grec de la république pour former un gouvernement, Alexis Tsipras à la tête de la Gauche Radicale [arrivée seconde aux législatives du dimanche 6 mai 2012]url:  à crée à nouveau la surprise.

S’il a ouvert son éventuelle coalition aux partis pro austérité comme les conservateurs de la Nouvelle Démocratie et les socialistes du PASOK, tous deux laminés aux dernières élections, il leur demande au préalable "d’envoyer des lettres à l'UE et le FMI pour annuler les engagements d'ajustement pris par le pays, en terme d’austérité." Clin d’œil aux lettres exprimant exactement l’inverse qu’avaient exigé le FMI et l’UE à l’automne 2011 pour débloquer une énième tranche de prêt au pays. À l’époque les Grecs avaient vécu cette demande comme un "diktat supplémentaire humiliant".

Il y a peu de chance que les chefs des partis concernés les signent, quoique finalement il ne faut jurer de rien en Grèce. Mais, si elles l’étaient "le pays annulerait son engagement à mettre sur pied dès juin prochain des mesures d'économies additionnelles de 11,5 milliards d'euros d'ici 2015 comme le peuple l'a décidé", a insisté le benjamin de la politique grecque, affectueusement surnommé Tintin.


Retour aux urnes possible

"Que le pays soit gouverné ou pas ne nous laisse pas indifférent, mais l’important est dans quelle direction il le sera", a-t-il ajouté. Dans les 48 heures qui suivent, il va intensifier ses efforts pour trouver un gouvernement de coalition de la Gauche. Mardi 8 mai 2012, une fois n’est pas coutume, il a commencé par rencontrer les écologistes et tous les partis de la gauche qui n’ont pas été admis au parlement, surprenant tout le monde et  aujourd’hui hui il devrait voir le chef des socialistes .

Les conservateurs de leur côté ont souligné qu’ils soutiendraient son gouvernement sans pour autant y participer. Mais l’arithmétique n’est pas au rendez-vous. Si le Syriza fait bien partie du  bloc anti austérité au parlement qui compte 151 députés, c’est qu’il côtoie les 97 députés d’extrêmes droite et néo-nazis avec qui pour ce qui concerne les néo-nazis "il est hors de question ne serait ce que de discuter."

Par ailleurs, le parti communiste le plus stalinien d’Europe refuse toute collaboration avec qui que ce soit le privant de 26 sièges. Du coup, il a peu de chance d’arriver a former un gouvernement à moins que les deux grands partis le rejoignent. S’il n’y arrive pas son homologue socialiste va lui aussi tenter de former cette fois un gouvernement d’union nationale. En cas d’échec le pays devra retourner aux urnes. La presse avance déjà la date du 17 juin 2012.





Mercredi 9 Mai 2012



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