Les ports italiens se mettent au "vert"
ITALIE. Réduire l’empreinte écologique des ports : c’est l’objectif du protocole d’accord que viennent de signer Fulvio Conti, le Pdg d’Enel, Lorenzo Forcieri et Paolo Costa, les présidents des ports de La Spezia (nord-ouest de l’Italie) et de Venise (nord-est).
Selon les termes de cette convention, l’énergéticien italien s’engage à équiper les quais de ces deux ports du système « cold ironing », système permettant l'alimentation électrique des bateaux pendant leur escale, à travers la connexion à un système de cogénération depuis la terre. A la clef, moins d’émissions polluantes et des économies d’énergie, puisque les navires peuvent couper leurs moteurs auxiliaires de bord durant toute la durée des escales. Le système de « cold ironing » permet, par rapport aux traditionnels générateurs de bord, « une réduction de plus de 30% des émissions de dioxyde de carbone, de plus de 95% des oxydes d'azote et de la poussière ainsi que l'élimination de la pollution sonore », indique Enel dans un communiqué. Civitavecchia, le pionnier Ce dispositif déjà utilisé avec succès dans plusieurs grands ports nord américains (Los Angeles, Seattle, Vancouver) et d’Europe du Nord (Göteborg, Lübeck, Zeebrugge) suscite l’intérêt des principales plates-formes méditerranéennes. Il sera ensuite décliné à Venise, premier port de croisières de Méditerranée (1,9 million de passagers en 2009), puis à La Spezia. Ce partenariat ne se limite pas aux seuls enjeux d’alimentation énergétique. Il prévoit également l'étude de systèmes de mobilité électrique à l'intérieur des ports, le développement de sources d'énergies renouvelables comme le solaire et l'éolien, l'adoption d'un système d'éclairage à basse consommation, des initiatives « d'éclairage artistique » sic,..., bref, un véritable arsenal « vert » qui vise à optimiser la performance énergétique des ports. William Allaire
Vendredi 26 Février 2010
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