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Les pétroliers veulent gouverner leurs terminaux sur le Grand Port Maritime de Marseille




Jean-Louis Schilansky, Président de l’UFIP, veut plus de poids dans la gouvernance des terminaux pétroliers du Grand Port Maritime de Marseille (Photo : Frédéric DUBESSY)
Jean-Louis Schilansky, Président de l’UFIP, veut plus de poids dans la gouvernance des terminaux pétroliers du Grand Port Maritime de Marseille (Photo : Frédéric DUBESSY)
FRANCE. Pas contents les pétroliers ! A l'occasion de la conférence de presse annuelle de l'Union Française des Industries Pétrolières ( UFIP ) organisée à Marseille, Jean-Louis Schilansky, son Président, s'est dit "déçu de ce qui se passe sur le Grand Port Maritime de Marseille."

Dans le cadre de la loi du 4 juillet 2008 portant réforme portuaire, le GPMM devait transférer l'exploitation des terminaux au privé dont le secteur pétrolier alors que Marseille est le premier port pétrolier français et le second européen avec 59,1 millions de tonnes en 2008 (hors GNL).

"L'objectif est de pérenniser les volumes transitant par les terminaux vracs liquides de Fos et de Lavéra. Il faut améliorer la compétitivité en facturant les prestations à leur juste coût et assurer la fiabilité des terminaux" précisent les responsables de l'UFIP.

Les grèves auraient coûté 100 M€ aux pétroliers

Pourtant, dans le projet retenu (qui sera officiellement présenté avec le plan stratégique en avril 2009), le Port resterait majoritaire dans cette gestion avec la création d'une filiale pour exploiter les terminaux pétroliers.

Les pétroliers seraient présents dans cette structure mais minoritaires. Et ceci les fait grincer des dents. A l'image de Jean-Louis Schilansky qui lance, " "Nous sommes déçus ! Dès que se déclenche un conflit sur le port de Marseille, nous sommes pris en otage. Si nous restons minoritaires silencieux, il n’y aura pas de modification majeure des structures » lache le Président de l'UFIP.

Et son délégué général, Dominique Paret, d'enfoncer le clou : " Nous voulions juste gérer les terminaux pétroliers comme nous le faisons dans tous les autres ports. » Marseille devrait donc encore rester une exception.

Selon l'UFIP, en quatre ans, les grèves sur le Port de Marseille auraient coûté quelques 100 M€ aux pétroliers.

En 2008, les quatre raffineries provençales (32% du raffinage français), d’une capacité de raffinage de 30,1 millions de tonnes ont raffinés 25 millions de tonnes de pétrole. Elles ont investi 230 M€ dont 65 M€ pour la sécurité et l'environnement.




Jeudi 19 Février 2009



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