Les patrons français du Medef « comprennent » la LFC 2009 et les entreprises de l’Hexagone s’adapterontLe Medef a annoncé, à l’issue d’une visite d’une délégation d’une soixantaine de chefs d’entreprises à l’invitation du Forum des chefs d’entreprise, que les entreprises françaises s’adapteront à la LFC 2009 et qu’il œuvrera pour que la France reste le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie.
Laurence Parisot, présidente du Medef, est venue à Alger s'exprimer aux côté de ses homologues du FCE (Photo AB)
ALGERIE / FRANCE. « Nous prenons acte de la LFC 2009. Nous allons nous adapter, mais cela ne modifie en rien la relation entre les deux pays. L’Algérie est un partenaire économique de premier choix pour la France. »
C’est le message clef qu’a tenu à délivrer Laurence Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), lors de la conférence de presse qu’elle a animée conjointement avec Réda Hamiani, président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), en compagnie de leurs vice-présidents respectifs, le mardi 24 novembre 2009 à l’Hôtel Sofitel d’Alger. La chef de file du MEDEF, qui revenait d’un entretien avec le premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, s’est déclarée satisfaite de cette rencontre et a précisé que les questions politiques n’avaient point été abordées. Elle souligne, toutefois, que le premier ministre lui avait affirmé qu’ « il n’y a aucun contentieux entre les deux pays ». Pour rappel, la France reste le premier investisseur étranger hors hydrocarbures en Algérie (16,5% de parts de marché) et compte également quelques 300 entreprises présentes dans le pays qui revendiquent 35 000 emplois directs. Mais l’Hexagone est talonné de près par les Italiens qui captent 11,9% de parts de marché. Vers un renforcement des échanges FCE-Medef
Dans le but « de renforcer, de densifier et de diversifier le tissu productif algérien à travers des partenariats de production », les deux partenaires (MEDEF et FCE) « ont convenu de structurer leurs relations dans le cadre d’une feuille de route dont l’objet s’articule autour de deux axes, à savoir le renforcement de la coopération institutionnelle entre les deux organisations et l’élaboration d’un programme de rencontres sectorielles entre les entreprises algériennes et françaises. »
Laurence Parisot insiste sur le fait qu'il faudrait travailler « la main dans la main entre le Medef et le FCE pour favoriser la mise en relation des investisseurs de part et d’autre. L’avenir est aux projets communs. Nous avons intérêt à créer une cellule qui centralise les informations sur les projets d’investissements » L’industrie automobile et les nouvelles technologies comme dossiers prioritaires
Parmi les sujets qui seront traités par le FCE et le MEDEF, il y a, en premier lieu, l’automobile et les nouvelles technologies.
Selon certaines indiscrétions, la stratégie de développement d’une industrie automobile sera « gérée» par les deux parties. Le MEDEF va s’atteler à convaincre Renault et Peugeot de venir en Algérie monter des usines alors que le FCE tentera de baliser le terrain en sensibilisant les pouvoir publics sur les « préalables », à savoir la mise en place d’un tissu de sous-traitants. Pour un expert rencontré sur place, « si on commence maintenant, le réseau de sous-traitants sera effectif dans deux ou trois ans. » Lire aussi : L'ensemble de l'exécutif provençal se rendra à Alger le 6 décembre 2009 Et : Le Medef annonce 5 mds$ d'investissements en Algérie Et : Alger accepte de recevoir les élus provençaux Et : La nouvelle loi algérienne sur les importations expliquée aux entreprises Et : L'Algérie éternue, le port de Marseille s'enrhume Amal Belkessam, à ALGER
Mercredi 25 Novembre 2009
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