Les opportunités foncières au Maroc ne sont pas toujours opportunément saisies
Maître Zineb Idrissia Hamzi, avocate au barreau de Casablanca (photo MN)
MAROC. 500 entreprises françaises sont représentées au Maroc, dont 38 côtées au CAC 40, et réussissent quand elles sont accompagnées par des experts et des partenaires locaux. C'est l'avis d'Eric Remaud, directeur de l'international au Crédit Agricole Alpes Provence, intervenant au cours d'une conférence sur l'installation au Maroc, organisée jeudi 8 octobre 2009 par le Prides Finances & Conseils Méditerranée, dans le cadre de la 3e Semaine économique de la Méditerranée, à Marseille. Un conseil de base qui s'accompagne d'un second, spécialement pour les PME qui chassent des opportunités foncières dans un pays où elles sont réputées nombreuses : elles doivent aussi connaître quelques particularités marocaines du droit foncier, si elles pensent investir dans la terre, explique maître Zineb Idrissia Hamzi, du barreau de Casablanca. « Les biens Melkia, non inscrits au cadastre, susciteront des contestations d'héritiers. Quant aux biens Guiche, réservés aux anciens soldats, on ne peut qu'en jouir, pas les acheter », indique-t-elle. Et dans tous les cas, les terrains agricoles ne peuvent pas être acquis par des étrangers au Maroc. Il faudra donc que l'investisseur foncier achète en association avec un Marocain, et qu'il passe avec lui un accord de cession préférentielle. Ou, plus simple et sûr, qu'il signe un bail emphytéotique, sur 99 ans. La difficulté n'est cependant pas partout pour l'investisseur étranger. Le crédit est actuellement plus facile auprès des banques marocaines que françaises. « Pas de crédits infectés au Maroc, les banques n'y ont pas touché, et la législation locale aurait de toutes façons empêché que ça aille trop loin », se félicite Vincent Ribereau-Gayon, de la Banque de financement et d'investissement pour le Crédit du Maroc. Michel Neumuller
Jeudi 8 Octobre 2009
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