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Les ministres euroméditerranéens de l’Industrie passent à la vitesse supérieure

Réunis à Malte, Les ministres de l’Industrie des pays méditerranéens ont décliné de nombreuses propositions pour accompagner le mouvement de démocratisation du sud en renforçant l’économie.


Les ministres souhaitent renforcer l'entrepreneuriat au sud de la Méditerranée. (photo: CG)
Les ministres souhaitent renforcer l'entrepreneuriat au sud de la Méditerranée. (photo: CG)
MALTE / MÉDITERRANÉE / EUROPE. Les ministres de l’industrie des pays membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) réunis à Malte, les 11 et 12 mai 2011, semblent  avoir entendu les revendications des peuples de la rive sud.

Dans son discours d’ouverture, le Vice-Président de la Commission européenne en charge de l'Industrie et de l'Entrepreneuriat, Antonio Tajani, a identifié cinq initiatives visant à « soutenir la croissance et créer ces nouveaux postes de travail » : la création de centres d'assistance aux PME, l’accélération du processus d'intégration des marchés ou le renforcement des actions des institutions financières européennes pour le développement du secteur privé et des infrastructures seront ainsi parmi les priorités de l’UpM. Des mesures en faveur de l’entrepreneuriat, dont l’objectif est de créer des « emplois décents et de lutter contre la pauvreté ».

Les ministres se sont prononcés en faveur d’une zone euroméditerranéenne de libre-échange et ont pointé les freins à lever pour améliorer le climat des affaires, depuis les problèmes de formation des travailleurs jusqu’à l’accès aux ressources financières pour les entreprises. La mise en commun des expériences, le travail en réseau ou les coopérations nord-sud devront en outre être développés. Les ministres souhaitent également accélérer la mise en conformité des produits industriels du sud avec les standards européens ainsi que l’intégration des acquis communautaires dans les législations nationales. Ils suggèrent la création d’un centre d’excellence, peut-être à Malte, qui soutiendrait ces initiatives.

Un label euroméditerranéen

Afin de stimuler les capacités d’innovation des PME du sud, les Etats sont invités à créer des structures ad-hoc, qui pourraient être notamment soutenus par la Banque européenne d'investissement (BEI) et l’UpM. Les projets innovants pourraient également bénéficier d’un label euroméditerranéen.

L’engagement des Etats en faveur du développement durable devra être poursuivi. Une mention spéciale en faveur des entreprises durables sera d’ailleurs ajoutée à la charte euroméditerranéenne pour l’entreprise.

Et pour coordonner tous ces efforts et renforcer la communication entre pays méditerranéens, mais aussi de la Méditerranée vers les investisseurs du monde entier, les ministres comptent s’appuyer sur l’UpM. Le ministre français de l’Industrie, Eric Besson, soutient « qu’en privé, plusieurs ministres de la rive sud attendent de la France une forte relance de l'Union pour la Méditerranée. »


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Caroline Garcia


Vendredi 13 Mai 2011



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