Les manifestations au Maroc se soldent par de violents incidents dans le sudUne semaine après les premières manifestations du 20 février 2011, les Marocains sont de nouveau descendus dans la rue. A Casablanca et Rabat, les manifestants se sont dispersés dans le calme. Des incidents violents ont en revanche éclaté dans le sud du pays.
MAROC. Une semaine après les premières manifestations du 20 février 2011, les Marocains sont de nouveau descendus dans la rue les 26 et 27 février 2011, pour réclamer le changement.
A Casablanca, environ 3 000 personnes se sont rassemblées place Mohammed V, samedi 26 février 2011, sous le contrôle d’un important dispositif de sécurité. Avec les mêmes slogans et les mêmes revendications : la démocratie, la liberté, la fin de la corruption et une révision de la Constitution. « Il y a moins de monde, c’est vrai. Les gens ont peur à cause de ce qu’il s’est passé dans d’autres villes », estime Karima, étudiante. Au lendemain des premières manifestations, des actes de vandalisme ont été commis à Al Hoceima, dans le nord du pays. Des incidents se soldant par cinq morts dans l’incendie d’une banque. A Casablanca, les jeunes du Mouvement du 20 février dénoncent des intimidations. Onze jeunes ont été arrêtés en train de distribuer des tracts dans les quartiers populaires, avant d’être relâchés vendredi 25 février 2011 dans la soirée. « En tous cas, nous allons continuer, affirme Karima. Jusqu’à ce que nous atteignons nos objectifs, c’est à dire changer la Constitution et le gouvernement ». Emeutes à Dakhla
A Rabat, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche 27 février 2011 puis se sont dispersées dans le calme.
A Tanger, la coordination locale pour le soutien du mouvement du 20 février qui compte une dizaine de formations politiques et syndicales et du tissu associatif, a annoncé le report à une date ultérieure de la marche prévue. Ce report a été décidé en raison du « climat d'intimidation qui prévaut dans la ville » et dans le souci d'«éviter les scénarios prémédités visant la destruction des biens des citoyens et l'atteinte à leur sécurité », indique la coordination. De leur côté, les villes d’Agadir et de Marrakech ont été touchées par des violences, faisant plusieurs blessés. Mais c’est à Dakhla, au Sahara occidental, que la tension a été la plus vive. Des émeutes ont éclaté en marge du festival de musique Mer et Désert. Certains quartiers ont été touchés, dans la nuit de vendredi à samedi, par des actes de vandalisme. Une personne est décédée, écrasée par un véhicule. Les autorités marocaines dénoncent l’agissement « d’éléments séparatistes ». Christelle Marot, à CASABLANCA
Dimanche 27 Février 2011
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