partager partager

Les forces de l'ordre délogent la CGT du Grand Port Maritime de Marseille

A deux reprises mercredi soir et jeudi matin (10 mars), les forces de l'ordre sont intervenues sur les bassins Est du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) pour en libérer les passes sud et nord bloquées par la CGT.


La SNCM est paralysée par la grève depuis 6 semaines. Photo GT.
La SNCM est paralysée par la grève depuis 6 semaines. Photo GT.

FRANCE. Mercredi soir, plusieurs dizaines de policiers du GIPN, de gardes mobiles et de CRS ont chassé les grévistes de la SNCM qui paralysaient les entrées du port. L'opération a donné lieu à de violentes échauffourées. 14 marins ont été arrêtés et menottés, puis placés en garde à vue.

 

Pour Frédéric Alpozzo, responsable CGT de la SNCM, « des dizaines de CRS ont envahi le port afin d'apporter le message de l'Etat à grands coups de matraques et de gaz ».

 

En réponse, dès les premières heures jeudi matin, Pascal Galéoté, Secrétaire général du syndicat CGT du personnel du GPMM et Détachés annonçait que « suite à l'intervention des forces de l'ordre au sein de notre enceinte portuaire pour contraindre nos camarades marins de la SNCM à lever leur piquet de grève », la CGT appelait « par solidarité tous les agents du GPMM à suspendre immédiatement le travail jusqu'à nouvel ordre ».

 

Une seconde opération de blocage engagée jeudi matin entrainait alors pour la seconde fois l'intervention des forces de l'ordre, cette fois sans violence.

 


Situation totalement bloquée

La situation semble plus que jamais bloquée à la SNCM qui vit sa sixième semaine de grève orchestrée par la CGT et le Syndicat autonome des marins de la marine marchande. Le conflit trouve son origine dans la diminution des rotations opérées à partir de Nice suite à décision du maire de la ville. Dans la foulée, la SNCM a annoncé sa volonté de réduire la flotte et de vendre le siège social de la société.

 

Déjà lourdement déficitaire en 2010, la SNCM perd 200 000 € par jour de grève. De plus, février, mars et avril étant les mois de réservation pour la saison estivale qui draine l'essentiel du chiffre d'affaires de la SNCM, 2011 s'annonce pour la filiale du Groupe Véolia sous de mauvais auspices.


En Corse, acteurs politiques et économiques s'estiment pris en otage car les marins de la SNCM ont également bloqué les navires de la CMN, la seconde compagnie desservant l'Ile de Beauté au départ de Marseille. Les armements tentent bien d'utiliser Toulon comme port de substitution, mais les dockers FO (Force Ouvrière) de la capitale varoise refusent d'opérer leurs navires, ne laissant débarquer que les passagers.

 


 



Gérard Tur


Jeudi 10 Mars 2011



Lu 2258 fois

Commentaires

1.Posté par u le 10/03/2011 12:30
sncm = état

2.Posté par MARTELLI le 10/03/2011 13:19
Les marins marseillais se gavent avec la CORSE, et pour nous remercier ils mettent un garrot sur notre économie.
ALORS STOP, CE N'EST NI LA CGT (Cancer Généralisé du Travail) ni Marseille qui vont décider de notre libre circulation. U TROPU STROPIU, dehors les marseillais.
UNE COMPAGNIE CORSE POUR LES CORSES AVEC DES MARINS CORSES.
LIBERTA.
LA CGT DOIT ÊTRE INTERDITE PARCE QU'ELLE EST HORS LA LOI ELLE EMPÊCHE LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES ET DES BIENS.

3.Posté par guell le 11/03/2011 07:43
L'état n'a plus rien à faire au capital de cette société, il faut laisser la place aux professionnels du transport maritime. Pourquoi n'entend-on jamais parler de grève dans le port de TOULON ?
Bloquer les navires de la SNCM pourquoi pas ? il ne faut pas bloquer une économie régionale déjà très affaiblie par des pratiques d'un autre âge . Marseille est la risée de la France et de l'Europe, il faut arrêter de jouer les coqs dans leur basse-cour, ces fonctionnements condamnent notre région pour le bien être d'une poignée. Indignons-nous

© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.