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Les dirigeants, sonnés par l'annonce d'un référendum grec, somment le pays d'adopter rapidement le plan d'aide


A la veille de la nomination de Mario Draghi à la tête de la BCE, la Grèce annonce un référendum sur le plan d'aide européen. (Photo BCE)
A la veille de la nomination de Mario Draghi à la tête de la BCE, la Grèce annonce un référendum sur le plan d'aide européen. (Photo BCE)
EUROPE. Le choc de la résolution grecque d'apprêter en référendum le plan d'aide européen bouscule, mardi 1er novembre 2011, la bourse, mais également les dirigeants européens.

Le Premier ministre grec Georges Papandréou a secoué la zone euro, lundi 31 octobre 2011, en annonçant son intention d'organiser un référendum sur le nouveau plan d'aide grec, adopté la semaine dernière à Bruxelles par les 27 pays membres de l'UE.

Par ricochet, les Bourses européennes ont connu, mardi 1er novembre 2011, une journée noire, due aux craintes des places financières d'une aggravation de la crise de la dette dans la zone euro. La Bourse d'Athènes a chuté de 6,92%, tirée à la baisse par les titres bancaires, Paris de 5.38%, Madrid de 6.80%, Milan de 6.80% et Lisbonne de 3.68%.

Sur la place parisienne, la Société générale (-16,23%), BNP Paribas (-13,06%) ou encore le Crédit Agricole (-12,53%) souffrait particulièrement des trépidations en zone euro.

Quant au marché des changes, l'euro recule à 1,3694 dollar.

Souhaitant évincer de leurs pensées l'idée d'un référendum, la France et l'Allemagne apparaissaient "déterminées" à mettre pleinement en oeuvre l'accord de Bruxelles. Le plan d'aide apparaîtrait comme "la seule voie possible" pour résoudre le problème grec", souligne Nicolas Sarkozy, président français. D'accord sur la légitimité de "la parole au peuple" il ponctue sur l'importance de "la solidarité de tous les pays de la zone euro qui ne saurait s'exercer sans que chacun consente aux efforts nécessaires".

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel tiendront mercredi 2 novembre 2011, à Cannes, une "réunion de consultation" avec le Fonds monétaire international (FMI) et les institutions européennes. Ils rencontreront également, les autorités grecques "afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour la mise en oeuvre dans les meilleurs délais de l'accord conclu le 27 octobre à Bruxelles".


Astrid Jousset


Mercredi 2 Novembre 2011



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