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Les "clusters", clé d'une innovation accélérée


Pour croiser les expériences et définir en commun les meilleures pratiques pour innover, la constitution de "clusters" est une approche encouragée par les projets euroméditerranéens.



La Semaine économique de la Méditerranée s'ouvre du 4 au 7 novembre 2015 (photo F.Dubessy)
La Semaine économique de la Méditerranée s'ouvre du 4 au 7 novembre 2015 (photo F.Dubessy)
MEDITERRANEE. Depuis plus de quarante ans, la technopole de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) tire sa réussite du concept imaginé par son fondateur, Pierre Laffitte, de "fertilisations croisées" entre universités, recherche et industrie pour promouvoir l'innovation. L'idée reste profondément moderne. En centrant le 4 novembre 2015, lors de la Semaine économique de la Méditerranée à Marseille, leur table ronde sur "le rôle des clusters en tant qu'instrument d'aide à la décision pour le développement économique des villes de la Méditerranée", le pôle de compétitivité Capenergies et l'Institut Méditerranéen des Energies Renouvelables (IMEDER) ont démontré que le croisement d'expériences et de pratiques entre des acteurs de différents secteurs, profils et origines, contribue à une croissance plus rapide et mieux partagée. Héloïse Delseny, chargée d'affaires du pôle sur les projets Europe / International, rappelait que Capenergies, en dix ans, avait réussi à fédérer, autour de centaines de projets innovants, 550 adhérents dont 90% de PME et plus de 1 350 partenaires du domaine de l'énergie. Des échanges noués avec des clusters de l'énergie de l'autre rive de la Méditerranée, elle retient une vraie attente sur l'instauration de synergies "parce que les entreprises ont besoin de s'internationaliser et les marchés, notamment au Maghreb, d'attirer de nouveaux acteurs". 

Interclustering et complémentarités

"Un cluster est un outil puissant de rayonnement international et d'attractivité du territoire" renchérissait Amina Ziane-Cherif, chef de projet d'Anima Investment Network qui conduit une multitude d'actions pour favoriser les rencontres entre acteurs économiques d'Europe et de Méditerranée : ateliers, missions d'affaires, "master class" de jeunes entrepreneurs... Si elle note l'émergence positive pour les start-up d'accélérateurs d'opérateurs privés en Tunisie, Jordanie, Egypte, Liban ou Palestine ou la création d'unités de valorisation de la recherche, les politiques d'innovation des pays méditerranéens n'affichent cependant pas toutes, à ses yeux, le même niveau de structuration et de maturité. Des "clusters" sectoriels dans les TIC, les énergies renouvelables, l'agroalimentaire, les industries culturelles et créatives, peuvent se heurter à des difficultés. Certains partenariats restent à des effets d'annonce.

Pour Amina Ziane-Cherif, "l'interclustering" apparaît comme un "réel intérêt" pour conforter ces initiatives sur le long terme par les complémentarités instaurées, à condition d'identifier préalablement les structures vraiment actives. Parallèlement à de nombreux programmes d'aide à la structuration des clusters du sud de la Méditerranée (Banque Européenne d'Investissement, ONUDI, Centre pour l'Intégration en Méditerranée...), des dispositifs accompagnent cet "interclustering", à l'image du programme COSME "Cluster Go International", de "Clustercollaboration.eu", plate-forme en ligne d'informations sur les clusters, d'Euromed@change, Lactimed ou PôleMed auxquels Anima est étroitement associé.

Expériences et fil rouge

Orsetta Chichinato, chef de projet de REDINN (Rete Europea dell'Innovazione), a illustré l'intérêt d'instituer de telles collaborations par deux projets de coopération euro-méditerranéenne, financés dans le cadre du programme Horizon 2020 de l'Union Européenne. Le premier, "Cluster Development Med", cible les "Green Techs", en particulier la recherche autour de l'alimentation, de l'eau et de l'énergie, entre des partenaires italiens, égyptiens, marocains, turcs, hollandais et lituaniens. Le deuxième, "Entrust", étudie, à travers des expériences dans différents pays, comment amener  les citoyens à s'approprier "activement" les enjeux de la transition énergétique. Il réunit des partenaires irlandais, britanniques, français, espagnols et italiens. "La compréhension des facteurs humains et sociaux est indispensable à la réussite future de la transition énergétique, mais, en identifiant le "fil rouge" commun à toutes les observations réalisées, l'objectif est de parvenir à développer les outils et technologies les plus efficients sur l'évolution des comportements". 




Jeudi 5 Novembre 2015



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