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Les autorités algériennes déterminées à combattre la contrefaçon de pièces détachées automobiles




El Hachemi Djaaboub, ministre du Commerce déclare la guerre à la contrefaçon (photo DR)
El Hachemi Djaaboub, ministre du Commerce déclare la guerre à la contrefaçon (photo DR)
ALGERIE. Le ministère algérien du Commerce a annoncé dimanche 24 mai 2009 la saisie de 1316 tonnes de pièces détachées pour véhicules importées au cours de l’année 2008.

Ces saisies représentent 3% du total des pièces détachées importées, soit 44 250 tonnes, durant la même période, et représentent en valeur une somme de cinq millions de dollars.

La source principale de cette contrefaçon est la Chine, mais avant d’arriver à sa destination finale, la marchandise passe par l’Europe, importée par des opérateurs locaux.
Les responsables du ministère du commerce admettent toutefois la difficulté de la tâche tendant à éradiquer ce trafic dangereux, mais juteux.

Cependant la législation algérienne, qui a été toilettée, met désormais fin à une aberration concernant ces saisies. En effet, la marchandise saisie par les services des douanes était jusqu’ici revendue aux enchères, malgré les risques d’accidents possibles que cette pratique générait. Elle sera désormais détruite, en vertu de la nouvelle règlementation.

Le gouvernement annonce un durcissement mais en a t-il les moyens ?

Le gouvernement a fait part de la ferme détermination de l’Etat à frapper « d’une main de fer ceux qui veulent faire du marché national un dépotoir », selon les termes du ministre du Commerce, El Hachemi Djaaboub.

Toutefois les annonces ne seront peut-être pas toujours suivies d'effet. En effet l’Algérie ne dispose pas, à ce jour, d’un laboratoire d’essai et de vérification de la conformité des pièces de rechange. Il s’avère difficile dans ces conditions de certifier la marchandise, bien qu'une convention lie le ministère du Commerce à la Société nationale de véhicules industriels (SNVI) qui dispose de son propre laboratoire d’analyse.

Cette situation inquiète les concessionnaires automobiles algériens qui importent plus de 200 000 véhicules chaque année. Leur association (AC2A) l'Association des concessionnaires automobiles d'Algérie fait de l’assainissement du marché de la pièce détachée une condition pour attirer les investissements de producteurs étrangers.

Mais la sous facturation des pièces contrefaites reste un puissant argument de vente qui pose un vrai problème aux autorités algériennes.


A. Belkessam, à ALGER


Lundi 25 Mai 2009



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