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Les ONG en appellent à l'Europe au nom des Palestiniens

Des restrictions de mouvement de la population palestinienne sont "politisées" et ne se justifient pas, selon le groupe de travail de la Coopération Internationale pour le Développemnt et la Solidarité. Or, ces restrictions affaiblissent l'impact des dons étrangers à l'Autorité palestinienne.


L'ONG française CCFD-Terre solidaire parle de crise humanitaire en Palestine
L'ONG française CCFD-Terre solidaire parle de crise humanitaire en Palestine
PALESTINE. Voici un an, le 17 décembre 2007, se tenait la conférence des donateurs pour l’Etat palestinien. Aujourd’hui, à travers le groupe de travail CIDSE (Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité) sur la Palestine et Israël, le CCFD-Terre solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) avec plusieurs ONG européennes poursuivant les mêmes objectifs, lance un appel à l’Union Européenne.

Le CCFD demande au principal donateur (3,4 Mds $ promis sur la période 2008/2010) de s’investir dans une « stratégie politique visant à l’amélioration des conditions de vie des civils par la levée des entraves à la liberté de mouvement de la population palestinienne. »

Selon Emmanuelle Bennani, Chargée de mission Maghreb/Machrek pour l’ONG française, « si les donateurs et l’Autorité palestinienne ont largement rempli leurs objectifs en termes d’octroi d’aide financière et de réformes de la fiscalité et de la sécurité, ils sont dans l’incapacité de compenser les dommages causés par les restrictions israéliennes institutionnalisées, et souvent illégales, à la liberté de mouvement et d’accès des Palestiniens. La pauvreté et la dépendance à l'aide n'ont fait qu'augmenter en Palestine en 2008. »


Un taux de pauvreté de 76%


Le texte publié par le CCFD-Terre solidaire affirme qu’ « en novembre 2008, le taux de pauvreté à Gaza atteignait les 76% et le taux de chômage, 45%, avec plus de 1,1 million d’habitants dépendant de l’aide alimentaire pour survivre. La situation actuelle ne se résume pas seulement à un effondrement économique. Il s'agit également d'une crise humanitaire. »

Pour John Ging, directeur de l’UNRWA (Office national des Nations unies de secours pour les réfugiés palestiniens) dans la Bande de Gaza, « Il faut dépolitiser les questions de sécurité liées aux restrictions de circulation. Il existe des questions de sécurité légitimes mais certaines sont politisées. Il faut séparer les deux. »



Frédéric Dubessy


Jeudi 18 Décembre 2008



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