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Les Espagnols retourneront aux urnes le 26 juin


En prononçant la dissolution du parlement le plus éphémère de la démocratie espagnole, le roi Felipe VI marque le début d'une campagne électorale qui débouchera sur de nouvelles élections générales le 26 juin 2016. Pour tenter de trouver un gouvernement à un pays sans majorité politique depuis six mois.



Nouveau rendez-vous aux urnes le 26 juin 2016 (photo FM)
Nouveau rendez-vous aux urnes le 26 juin 2016 (photo FM)
ESPAGNE. L'Espagne prend les mêmes et recommence ! Cinq mois après les élections générales du 20 décembre 2015, les électeurs espagnols sont à nouveau appelés aux urnes pour tenter de donner une majorité au parlement. Après sa dissolution le 3 mai 2016, la campagne électorale est implicitement ouverte jusqu'au 26 juin prochain, date du nouveau scrutin.

En attendant, Mariano Rajoy conserve son poste de président de gouvernement « en fonction » (autrement dit « de représentation »), comme le symbole d'un pays devenu politiquement ingouvernable, faute de majorité suffisante ou d'alliance viable.

Cette situation résulte d'une fragmentation du parlement, divisé depuis décembre dernier en quatre grands groupes : le Partido Popular (PP) de Mariano Rajoy, le PSOE de Pedro Sanchez, le parti de centre-droit Ciudadanos d'Albert Rivera, et le parti anticapitaliste Podemos de Pablo Iglesias. Quatre leaders incapables de s’entendre pour former une majorité durable.

Un président du « gouvernement en fonction » ostracisé

Mariano Rajoy, un président du gouvernement « en fonction » isolé (photo Moncloa)
Mariano Rajoy, un président du gouvernement « en fonction » isolé (photo Moncloa)
Bien qu'ayant obtenu le plus grand nombre de voix lors des dernières élections générales, le PP n'a récolté que 123 des 350 sièges du parlement. Surtout, le président du gouvernement sortant a été ostracisé par tous ses opposants politiques. Avec ses quatre-vingt dix élus, le PSOE été le seul parti en mesure de fédérer une majorité de députés autour de la candidature de Pedro Sanchez, mais l'opposition de Podemos a fait échec à cette tentative.

Le leadership de la gauche espagnole apparaît de fait comme l’un des grands enjeux des prochaines élections. Selon les premiers sondages « de campagne » publiés par les quotidiens espagnols El Pais et ABC, le parti de Pablo Iglesias pourrait dépasser le PSOE en nombre de voix (22,3 % contre 20,3 % d'intentions de votes), même s'il resterait derrière le parti socialiste en nombre d'élus.

Les rapports de force resteraient en somme pratiquement identiques. Et comme il s'agit des mêmes candidats, les observateurs voient mal comment les partis en lice pourraient trouver un accord qu'ils ont été incapables de conclure en six mois… Dans un contexte de lassitude que reflètent également les sondages à travers une montée annoncée de l'abstention. 

Une économie déconnectée du contexte politique

L'Espagne va-t-elle se retrouver dans la même situation que la Belgique, lorsque ce pays était resté dix-huit mois sans gouvernement ? L'hypothèse ne semble plus si extravagante.

D'autant que le pays ne parait pas souffrir au niveau économique de cette incertitude politique. Même si, bien sûr, l'instabilité institutionnelle ne constitue jamais un facteur favorable à long terme. « Le climat politique influe toujours d'une manière ou d'une autre sur celui des affaires. Mais personne ne sait à quel niveau », analyse Jaume Estève, Pdg de Wtransnet, principale bourse de fret espagnole : « Personnellement, je pense qu'il ne faut pas exagérer les effets économiques d'une crise politique, car les entreprises doivent élaborer des visions de développement à plus long terme, bien au delà des échéances électorales ».

La conjoncture semble donner raison au chef d’entreprise. Malgré une révision à la baisse des prévisions de croissance, l'Espagne garde une bonne dynamique à la faveur notamment du rythme des exportations, qui ont encore augmenté de 2,1 % en début d'année.

Au premier trimestre, le déficit commercial espagnol s'est même réduit à un niveau jamais atteint depuis dix-sept ans ! Le secteur du bâtiment, anéanti depuis le début de la crise en 2008, retrouve un nouveau souffle. Reste évidemment le taux de chômage alarmant de 20,4 % qui semble devoir persister de manière durable.




Mardi 3 Mai 2016



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