Le succès des autoroutes de la mer dépendra de la volonté des Etats
Les autoroutes de la mer passent par un service régulier et pérenne (photo NBC)
EUROPE / FRANCE. Les Etats doivent mettre la main à la poche et accroître les restrictions de circulation sur les routes pour permettre un véritable décollage des autoroutes de la mer. C’est en substance les conclusions du rapport que le sénateur Henri de Richemont vient de remettre au secrétaire d’Etat chargé des Transports en France.
Selon lui, le succès d’une autoroute de la mer «nécessite une intervention forte de l’Etat », aussi bien financière pour l’acquisition des navires et des aides au démarrage des services, que réglementaire en durcissant s’il le faut les conditions de circulation terrestre. Pour convaincre les transporteurs routiers d’abandonner la voie terrestre, le rapport insiste sur la nécessité de leur proposer une offre de qualité, avec des liaisons maritimes quotidiennes, régulières, pérennes, un transit portuaire facilité et un coût qui ne doit pas être supérieur au transport terrestre. Cette régulation des prix pourrait passer par la reconnaissance du fret maritime comme service d’intérêt général (SIEG) par Bruxelles. Ce rapport doit servir de base aux propositions que la France va faire pour mettre en place une nouvelle réglementation à l’échelle européenne. Lire aussi : Une autoroute de la mer France-Italie-Malte en projet Et : France et Espagne signent pour deux \"autoroutes de la mer\" Et : Nouvelle autoroute de la mer entre l’Italie et l’Espagne Et : Adam Iskounen: \"Meda-MoS, une assistance technique aux autoroutes de la mer\" Fanny Llorca
Vendredi 10 Juillet 2009
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