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Le spectre de la corruption plane sur la Moncloa




Une affaire qui pourrait atteindre directement Mariano Rajoy (photo Moncloa)
Une affaire qui pourrait atteindre directement Mariano Rajoy (photo Moncloa)
ESPAGNE. Même le regard d'Angela Merkel semblait refléter la circonspection lorsque Mariano Rajoy, à ses côtés, répondait de façon quelque peu confuse aux journalistes espagnols qui le pressaient sur les soupçons de comptabilité occulte concernant son parti, le Partido Popular (PP). La rencontre avec la chancelière allemande, organisée en début de semaine à Berlin, n'aura donc pas laissé de répit au président du gouvernement espagnol, désormais directement menacé par la sulfureuse odeur de corruption qui se répand chaque jour davantage sur les « unes » des quotidiens nationaux ibériques.

L'imbroglio a commencé par la découverte d'un compte bancaire en Suisse de 22 M€ au nom de Luis Barcenas, ex-trésorier (et sénateur) du PP, qui disposait jusqu'à peu d'un bureau au siège même du parti. Mais après cette révélation du journal El Mundo, puis la divulgation dans le quotidien El Pais de documents pouvant confirmer un financement occulte des dirigeants du PP, l'affaire « Barcenas » menace de se transformer en affaire d'État.
Car le dossier risque de mettre en lumière un obscur financement à grande échelle des cadres du Partido Popular, à travers un système d'enveloppes d'argent liquide. Une rémunération parallèle en somme, qui n'apparaitrait pas dans les comptes publics présentés par les membres du parti, et qui aurait échappé à tout contrôle fiscal.

L'origine du pactole détecté en Suisse reste inconnue, sauf à accorder du crédit aux déclarations de Luis Barcenas, qui prétend avoir gagné ces 22 M€ en « boursicotant », et ne se reconnaît d'autre faute jusqu'à présent que d'avoir trompé le fisc espagnol en ayant escamoté ces gains (ce qui n'est pas péché véniel pour un des plus hauts représentants de l'État)...
Plus inquiétant encore : les répliques lapidaires des principaux dirigeants du PP, à commencer par Mariano Rajoy, dont la réponse se borne désormais à un « tout est faux ». De son côté, l'opposition du Parti Socialiste répond déjà en demandant la démission du président du gouvernement.

Et le dossier se compliquerait encore davantage s'il s'avérait que Luis Barcenas a pu bénéficier, pour rapatrier en toute légalité une grande partie des fonds de son compte suisse jusqu'en Espagne, de la loi d'amnistie fiscale portée par le ministre des Finances espagnol, Cristobal Montoro, par ailleurs coreligionnaire du Partido Popular.

Lire aussi : La corruption reste présente en Méditerranée en 2012




Mercredi 6 Février 2013



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