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Le siège de l'UpM ouvre ses portes le 4 mars à Barcelone

L'organisation internationale méditerranéenne dispose, à partir du 4 mars 2010, d'un siège situé dans les beaux quartiers de Barcelone.


Les jardins du Palais de Pedralbes accueilleront les diplomates des 43 pays membres (photo Canaan)
Les jardins du Palais de Pedralbes accueilleront les diplomates des 43 pays membres (photo Canaan)
ESPAGNE. Un an et demi après le sommet de Paris qui a posé les bases d’une organisation internationale méditerranéenne, le secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée va enfin ouvrir ses portes, le 4 mars 2010 à Barcelone.

Le Palais de Pedralbes, rénové pour l’occasion, ouvrira ses portes à quelques 60 employés de l’UpM et au secrétaire général de l’organisation, le Jordanien Ahmad Massadeh. Situés dans un quartier huppé de la capitale catalane, près 2000 mètres carrés sont mis à disposition pour le démarrage  effectif des travaux et quelques mois à peine avant le grand sommet de l’UpM prévu pour le 7 juin 2010.

Un agenda déjà bien rempli

Mais les tâches qui attendent l’UpM ne sont pas des moindres. A moyen terme, il sera question de mettre en route les axes de travail qui avaient été définis en juillet 2008 à Paris.

Au programme, la dépollution de la mer Méditerranée, le développement des autoroutes maritimes et terrestres, la protection civile face aux catastrophes naturelles, le développement d'une université euro-méditerranéenne, de l’énergie solaire et une « initiative méditerranéenne de développement des affaires ».

Sur le plan de l’organisation, certains détails restent également à régler, comme notamment la nomination de secrétaires généraux adjoints provenant de Malte, Turquie, Palestine et Israël.

De nombreux défis à relever

Pour parvenir à remplir ces objectifs, l’UpM souhaite obtenir des moyens financiers. Comme l’a expliqué le secrétaire d’Etat espagnol aux affaires étrangères, Ángel Lossada, devant la Commission européenne le 26 février 2010, « c’est avec un financement adéquat que nous pourrons obtenir de bons résultats ».

Il a également encouragé les 43 membres de l’UpM a apporter leur soutien : « cette initiative (la constitution de l’UpM) appartient à tous les membres de l’organisation et non pas seulement à ses membres européens. Nous avons besoin de la complicité de tous ».

Toutefois, le plus grand obstacle à surmonter reste les tensions politiques entre les membres de l'organisation. Au problème du Sahara Occidental et de Chypre, s'ajoute le conflit israélo-palestinien qui a ralenti, jusque-là, la formation de l'UpM. A ce sujet, Ángel Lossada a fait valoir que « l’UpM n’était pas une institution destinée à résoudre les conflits » mais qu’elle pourrait favoriser l’entente et le dialogue.


Anna Casal, à BARCELONE


Mardi 2 Mars 2010



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