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Le programme économique tous azimuts de Matteo Renzi


Pour relancer les moteurs de l'économie italienne en panne, le nouveau président du Conseil Matteo Renzi veut agir tous azimuts. Mais sa politique d'inspiration libérale ne plait pas à ses futurs alliés du centre-droit.



Matteo Renzi est le plus jeune premier ministre européen (photo CC-BTO)
Matteo Renzi est le plus jeune premier ministre européen (photo CC-BTO)
ITALIE. Pour défenestrer le président du Conseil Enrico Letta et prendre le pouvoir, le secrétaire du parti démocrate Matteo Renzi a orchestré un vote de défiance dans la pénombre du siège du Parti Démocrate. Une première en Italie, aucun président du Conseil n’ayant été désavoué auparavant par la quasi-totalité de son parti.

Pour rassurer les partenaires européens, le chef de l’État Giorgio Napolitano a chargé Matteo Renzi de former un nouvel exécutif d’unité nationale au plus vite. Le nouveau président du conseil annoncera la formation de son équipe d’ici jeudi 20 février 2014. Le vote de confiance devrait donc avoir lieu d’ici la fin de la semaine.

Afin de sortir l’Italie du bourbier de la pauvreté grandissante, du chômage galopant et de la croissance qui peine à repartir, Matteo Renzi va devoir composer avec ses alliés. Une opération indispensable, le mouvement 5stelle et la gauche radicale refusant de soutenir le nouveau gouvernement. Hors si la droite, qui siégeait aux cotés d’Enrico Letta, accepte de faire partie du nouvel exécutif, cela ne veut pas dire qu’elle partage la vision économique et politique de l’ex maire de Florence. Sur la question du droit du sol aux fils des immigrés nés en Italie par exemple, la droite dit non. Comme pour les unions civiles qu’elle qualifie de « premier pas vers le mariage gay. »

Relancer l'emploi pour faire redémarrer l'économie

Sur l’économie, là encore le bât blesse. Pour relancer les moteurs en panne, le Florentin qui s’inspire de Tony Blair, Barak Obama et Nelson Mandela, table sur le redémarrage de l’emploi. Un programme ambitieux alors que le taux de chômage frôle la barre des 12,8% au niveau national et des 41,6% chez les jeunes. A la  droite qui réclame plus de flexibilité et la multiplicité des contrats, il répond avec l’introduction du contrat unique d’insertion. Matteo Renzi propose aussi de réduire les impôts notamment en termes de coût du travail pour favoriser les entreprises en pleine déprime. Il veut aussi baisser les coûts de la politique en abolissant éventuellement le Sénat et en réduisant les frais de gestion des organes législatifs et gouvernementaux. Ces économies serviront à alimenter les secteurs susceptibles de générer de nouveaux emplois comme le tourisme, l’agriculture, l’industrie, les communications, l’économie verte et le bâtiment.

L’autre dossier épineux auquel le plus jeune président de l’histoire d’Italie veut s’atteler est le taux d’endettement explosif de la péninsule qui représentait 133,3% du PIB en 2013. Soit plus de 2 000 mrds €. L’idée de Matteo Renzi est de vendre une partie du patrimoine public. Cette opération devrait rapporter 72 mrds € et faire baisser la dette de 3%. La politique de cession d’une partie du capital social des entreprises publiques mise en place en janvier 2014 par le gouvernement d’Enrico Letta fait aussi partie de ses priorités. Enfin, Matteo Renzi souhaite créer un Fond pour la réduction de la pression fiscale (mais sans annoncer comment il sera alimenté), et la naissance d’une Agence pour combattre l’évasion fiscale estimée à 180 mrds € par an.

Dès sa nomination au poste de président du Conseil, le jeune chef des démocrates a annoncé que son gouvernement adoptera une réforme par mois. Une fougue qui séduit l’opinion publique mais effraie en revanche la classe politique et les grosses pointures que Matteo Renzi voulait insérer dans sa liste de ministres. Estimant que les chances de survie sur le long terme du nouveau président du Conseil sont assez maigres, plusieurs personnalités ont décliné les offres de recrutement.




Mardi 18 Février 2014



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