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Le président Bouteflika légifère pour lutter contre la corruption




L'Algérie entre en guerre contre la corruption (photo F.Dubessy)
L'Algérie entre en guerre contre la corruption (photo F.Dubessy)
ALGÉRIE. La lutte contre la corruption est « officialisée » en Algérie depuis le 8 décembre 2011 avec la signature d’un décret présidentiel organisant la lutte contre ce phénomène.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a signé un décret portant composition, organisation et modalités de fonctionnement de l'Office central de répression de la corruption (OCRC) à la veille de la journée mondiale des Nations Unies contre la corruption, le 9 décembre.

Abdelaziz Bouteflika a également demandé au gouvernement de "faire aboutir, à brefs délais", le programme de coopération entre l'organe de prévention de la corruption et les instances compétentes de l'Union européenne, selon le communiqué de la présidence.
 
L'Office central de répression de la corruption est chargé d'effectuer sous la direction du Parquet, des recherches et des enquêtes en matière de délit de corruption.
Il disposera d'officiers de police judiciaire dont la compétence s'étend à tout le territoire algérien.
 
Le même jour, un haut responsable du ministère algérien de la Justice a contesté le dernier rapport de Transparency international qui a placé l'Algérie à la 112e position sur 183 pays classés du moins au plus corrompus.
 
"Si (l'Algérie) a été épinglée par Transparency International, ce n'est pas à cause du manque de performances de l'institution judiciaire ou des services en charge de la lutte contre la corruption. Il s'agit beaucoup plus d'une suspicion de corruption. Le phénomène n'est pas quantifié en Algérie", a déclaré Mokhtar Lakhdari, directeur des affaires pénales au ministère de la Justice à la radio chaîne 3.
  
En 2010, les tribunaux algériens ont rendu près de 500 jugements sur des affaires de corruption liées à des détournements de fonds, a ajouté Mokhtar Lakhdari.
 
L’Algérie a signé la convention des Nations unies sur la corruption et  introduit dans sa législation en 2000 l'enrichissement illicite. Les peines encourues peuvent aller jusqu'à quarante ans de prison, la saisie de tous les biens y compris des descendants directs ou indirects. Dans certains cas, les personnes condamnées peuvent être privées de leurs droits civiques.
 
L’Algérie a mis en place des mécanismes pour parfaire sa traque de la corruption.
Le 29 novembre 2011, le président de la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF), Abdennour Hibouche, a déclaré que 600 déclarations de soupçons de blanchiment d'argent en Algérie durant le premier semestre 2011 ont été envoyées à l’organisme qu’il dirige.
 
Entre 2010 et le premier semestre 2011, la CTRF a été destinataire de 3.000 déclarations de soupçons de blanchiment d'argent.
Les institutions financières sont tenues en vertu de la loi de 2005 sur le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, de faire une déclaration de soupçon à la CTRF en cas d'opération financière apparaissant inhabituelle ou sans justification économique.

Sont aussi assujetties à cette loi, les autres professions non financières comme les notaires, les commissaires aux comptes, les avocats et les huissiers de justice.
 


A. Belkessam, à ALGER


Vendredi 9 Décembre 2011



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