Le président A. Bouteflika a annoncé quel’état d’urgence instauré le 9 février 1992, sera levé très prochainement (photo DR)
ALGERIE. L’état d’urgence en vigueur dans le pays depuis le 9 février 1992 sera levé «dans un très proche avenir » a déclaré le président de la République lors d’un conseil des ministres tenu le 3 février 2011.
Abdelaziz Bouteflika a chargé le gouvernement d’élaborer de nouveaux textes afin de «poursuivre la lutte antiterroriste jusqu’à son aboutissement».
Les autorités algériennes justifient depuis toujours le maintien de l’état d’urgence par les nécessités de la lutte antiterroriste.
Alors que 21 députés d’obédiences politiques diverses déposaient, le 2 février 2011, un projet de loi mettant un terme à l’état d’urgence sur le bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN), le vice-Premier ministre et ancien ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni affirmait encore que «la levée de l’état d’urgence n’est pas actuellement à l’étude».
Il a de toute évidence été désavoué par Bouteflika.
Dans une conjoncture politique marquée par une explosion sociale de la jeunesse au début de l’année, sur fond de soulèvements populaires dans le monde arabe (Tunisie, Egypte, Yémen…), le président satisfait ainsi une revendication avancée par des partis, des syndicats, des associations et des personnalités dont certains ont appelé à une manifestation le 12 février 2011 pour exiger, entre autres, la levée de l’état d’urgence.
Les pouvoirs publics restent en revanche fermes sur la question des marches, le président réaffirmant que celles-ci sont autorisées, sauf dans la capitale.
Lire aussi: L’Algérie confrontée à une montée de la grogne sociale sur fond d’incertitude politique
Les Algériens commencent à tirer un premier bilan d’une semaine de révolte juvénile
Abdelaziz Bouteflika a chargé le gouvernement d’élaborer de nouveaux textes afin de «poursuivre la lutte antiterroriste jusqu’à son aboutissement».
Les autorités algériennes justifient depuis toujours le maintien de l’état d’urgence par les nécessités de la lutte antiterroriste.
Alors que 21 députés d’obédiences politiques diverses déposaient, le 2 février 2011, un projet de loi mettant un terme à l’état d’urgence sur le bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN), le vice-Premier ministre et ancien ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni affirmait encore que «la levée de l’état d’urgence n’est pas actuellement à l’étude».
Il a de toute évidence été désavoué par Bouteflika.
Dans une conjoncture politique marquée par une explosion sociale de la jeunesse au début de l’année, sur fond de soulèvements populaires dans le monde arabe (Tunisie, Egypte, Yémen…), le président satisfait ainsi une revendication avancée par des partis, des syndicats, des associations et des personnalités dont certains ont appelé à une manifestation le 12 février 2011 pour exiger, entre autres, la levée de l’état d’urgence.
Les pouvoirs publics restent en revanche fermes sur la question des marches, le président réaffirmant que celles-ci sont autorisées, sauf dans la capitale.
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