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Le mouvement de grève à ArcelorMittal conteste les suppressions d'emplois en Europe


Mouvement de grève à Arcelor Mittal, le mercredi 7 décembre 2011 (site officiel)
Mouvement de grève à Arcelor Mittal, le mercredi 7 décembre 2011 (site officiel)
EUROPE. Le mouvement de grève conduit à l'échelle européenne dans les sites de production d'ArcelorMittal, mercredi 7 décembre 2011, aurait été très bien suivi selon les syndicats, notamment en Espagne, en Italie et en France.

La Fédération européenne des métallurgistes (FEM) et les syndicats locaux affiliés protestaient ainsi contre les "fermetures d'usines, plans de restructuration et suppressions d'emplois". ArcelorMittal, leader mondial de la sidérurgie aurait, d'après les syndicats, supprimé 30 000 emplois en Europe depuis 2006, lors de la prise de contrôle d'Arcelor par Mittal.

A Florange (France), où travaillent près de 3 000 salariés, l’appréhension dure depuis l’arrêt des deux hauts fourneaux du site - en juillet 2011 puis l’autre en octobre 2011 - provoquant du chômage partiel. L'usine a stoppé sa production durant 24 heures.

En Italie, selon la FEM, une grève d'une heure a eu lieu sur tous les sites, "accompagnés de rassemblements, réunions, rencontres, et points de presse". Le syndicat rappelle qu'en Espagne, les grèves de travail ont entraîné "un ralentissement dans la production des usines suivies de plusieurs réunions et de manifestations pour lever la conscience politique'.

Le syndicat invite la direction d'ArcelorMittal à proposer "un véritable dialogue social prenant entièrement en considération les propositions avancées par les ouvriers et leurs représentants pour préparer leurs avenirs. Donc, dans les prochaines semaines et non lors de la prochaine rencontre du Comité de Dialogue social, le 12 janvier 2012, la FEM s'attend à ce qu'ArcelorMittal propose un dialogue ouvert et honnête avec les syndicats"

En réponse à la grève, Willie Smit, vice-président et DRH d'ArcelorMittal déclarait qu'"aucune société n'aime devoir arrêter sa production ou devoir même considérer des fermetures permanentes. ArcelorMittal est une entreprise de sidérurgie et nous existons pour faire l'acier. Mais les décisions de faire ainsi sont une réponse à la situation de surcapacité structurelle qui existe aujourd'hui en Europe".

Rappelant "les défis économiques sérieux" de l'Europe et qu'"il est probable que la Zone Euro est dans la récession", il déduit alors qu'il semble " peu réaliste de penser que l'industrie sidérurgique européenne ne sera pas affectée par cette crise. La demande en acier en Europe est toujours approximativement à 75 % du niveau d'avant crise et nous ne voyons pas d'amélioration rapide de la situation"

Le 12 décembre 2011 aura lieu, supporté par la FEM, une grève contre l'austérité en Italie et le 13 décembre 2011 en France.


Astrid Jousset


Vendredi 9 Décembre 2011



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