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Le mouvement de chômeurs algérien monte au créneau


Dalila Touat portant une pancarte sur laquelle on peut lire : "j'ai demandé du travail, on m'a jeté en prison" (photo archives AB)
Dalila Touat portant une pancarte sur laquelle on peut lire : "j'ai demandé du travail, on m'a jeté en prison" (photo archives AB)
ALGÉRIE. Les chômeurs de trois pôles industriels algériens de toute première importance ont manifesté le 8 janvier 2012 pour réclamer la prise en charge de leurs doléances à commencer par l’emploi.

À Ouargla, ville du Sahara située à une centaine de kilomètres de la ville pétrolière de Hassi Messaoud, des dizaines de chômeurs ont tenu un sit-in devant le siège de l’Agence nationale pour l’emploi (ANEM) ainsi que celui de la wilaya (préfecture).

Cette ville est un haut lieu du mouvement de chômeurs. Il ne se passe pas un mois sans que l’on y enregistre plusieurs actions revendicatives des demandeurs d’emploi. Récemment encore, un homme sans travail s’est immolé avant d’être transféré d’urgence dans un hôpital de la banlieue d’Alger.

À Laghouat, ville des hauts plateaux située à côté du grand gisement de gaz de Hassi R’mel, des dizaines de chômeurs se sont rassemblés devant le siège de la wilaya. A la demande de la Coordination nationale de défense des droits des chômeurs (CNDDC), les commerçants auraient fermé boutique en solidarité avec les chômeurs.

Enfin, à Skikda, grand port pétrolier méditerranéen situé à l’Est d’Alger et au nord de Constantine, quelques dizaines de chômeurs se sont rassemblés devant la wilaya après avoir tenté de bloquer les accès du port.

Contacté par econostrum.info, le coordinateur national de la CNDDC, Tahar Belabès, a déclaré que « le mouvement allait se poursuivre jusqu’à satisfaction pleine et entière des revendications des sans emploi. »

Il a par ailleurs précisé que « les chômeurs considèrent comme inacceptable le fait que les sociétés pétrolières embauchent du personnel venu d’autres régions et non pas des locaux. Hassi Messaoud compte 5 000 chômeurs, alors que les offres de travail s’élèvent à 40 000» a ajouté M. Belabès.


Amal Belkessam, à ALGER


Lundi 9 Janvier 2012



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