Le « mayday » des professionnels portuaires marseillaisLes professionnels portuaires marseillais sont montés au créneau lundi 9 mars pour dénoncer les exactions commises par « 15 à 20 agents du port » depuis une semaine et ont demandé à ce que l’Etat intervienne et fasse appliquer la loi sur la réforme des ports.
Stephan Brousse, président de l'UPE 13. (Photo NBC)
FRANCE- Une délégation de représentants du monde politique et économique a demandé dans l'après-midi du lundi 9 mars 2009 à être reçue par Nicolas Sarkozy pour que Marseille ne soit pas un cas particulier et que soit également « appliquée la réforme des ports ».
La CGT (Confédération Générale du Travail, premier syndicat portuaire) du port de Marseille organise depuis janvier des grèves à répétition sur le terminal à conteneurs de Mourepiane qu’elle refuse de voir privatisé. La situation a dérapé avec le dépôt de bilan d’UNM et sa menace de liquidation. Le patronat a dénoncé ce 10 mars les exactions d’une "poignée de voyous encagoulés" qui sévissent depuis une semaine sur le port de Marseille. « Ils n’ont qu’une idée, faire fuir les entreprises et pour la première fois on touche à la croisière », s’insurge Stephan Brousse, président de l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône. 734 conteneurs en attente pour la compagnie Borchard
Pour Jacques Truau, président du Club de la croisière, c’est une véritable « guerre civile » qui a été déclenchée par une vingtaine d’agents. « La police a découvert samedi 3 cocktails molotov dans la grue du poste 163. Nous avons sous estimé l’action des salariés du port », a-t-il ajouté précisant que la direction du Grand Port de Marseille allait déposer une plainte.
Laurent Carratu, président de l’association Terres de commerce, déplore le déroutement vers Toulon du paquebot MSC Fantasia qui représente un manque à gagner de « 500.000 à 600.000 euros pour les commerçants de la ville ». Pour la compagnie Borchard, c’est une véritable hécatombe avec pas moins de 3 navires bloqués à quai et sur rade et 734 conteneurs en attente sur les quais dont 160 destinés à Israël pour la pâque juive. « Nous sommes la seule compagnie à ne pas avoir des grue de bord. Nous sommes pris en otage », lance, révolté, Bernard Begon, agent de la compagnie israélienne. LIre aussi Conflit Union Naval Marseille: Msc Fantasia détourné et Girolata bloqué à quai Lire aussi Union Naval Marseille: reprise du dialogue sous certaines conditions Nathalie Bureau du Colombier
Lundi 9 Mars 2009
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