« Le maritime a fait de gros efforts »Par Bernard Chiron, président de la SAS Bernard Chiron *
Bernard Chiron, président de SAS Bernard Chiron. Photo Bernard Chiron.
Nos marchandises transitent par les ports de Tanger, Port Vendres et Marseille si elles voyagent en conteneurs, Tanger et Algésiras si elles remontent le Maroc puis l'Espagne par la route. Nous importons 2 000 tonnes par an de melons en provenance du Maroc, sur un total conditionné de 5 000 tonnes. IMTC et Acciona proposent également leurs services entre Agadir et l'Europe. Je pense que les armateurs ont fait ce qu'il fallait pour capter le trafic de fruits et légumes marocains. Il faut maintenant que les compagnies maritimes mettent plus de navires. Mais je suppose qu'un bateau ne se trouve pas comme ça, facilement. Dans tous les cas, cette nouvelle offre est tombée au bon moment, quand la législation a durci les horaires de conduite des camionneurs et quand le prix de gasoil s'est envolé. En tant qu'utilisateurs, nous demandons aux ports et aux armateurs des prix compétitifs, un transport confortable de nos marchandises et la fiabilité. C'est pourquoi nous ne passons plus par le port de Marseille qui cumule trop de grèves. Quand la CGA CGM nous a proposé Agadir Marseille, nous avons soulevé le problème des grèves. Ils nous ont garanti une solution de replis par Port Vendres sans surcoût. Et Maintenant Agadir Marseille est devenu Agadir Port Vendres. Nous travaillons avec un transitaire qui s'occupe de tout. La CMA CGM prend les marchandises sur notre lieux de production dans le sud du Maroc le vendredi pour les livrer le mardi à Cavaillon. Du porte à porte donc. La CMA CGM a mis en place une rotation par semaine. Nous préférerions deux car nous sommes prêts à leur confier des volumes plus importants. Nous sommes séduits par l'option maritime car les avantages sont nombreux. L'économie de CO² réalisée par rapport à la route constitue un argument commercial important pour nos clients de la grande distribution. La route nous permet de gagner une journée, mais le produit voyage mieux en bateau et la palette nous coûte 25 € de moins (150 €). Je pense que les ports gagneraient encore en compétitivité si les formalités administratives prenaient moins de temps. Une journée pour mettre trois tampons, c'est trop. Bernard Chiron
Lundi 4 Avril 2011
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