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Le mariage entre Telecom Italia et Telefonica remis en question

ESPAGNE / ITALIE. Malgré l'insistance des rumeurs, la perspective d'une union entre les deux opérateurs méditerranéens semble s'éloigner.


Le siège de Telefonica, à Madrid (Photo Telefonica)
Le siège de Telefonica, à Madrid (Photo Telefonica)
ESPAGNE / ITALIE.  En février 2010, les bruits sur les marchés concernant la fusion trans-méditerranéenne entre Telecom Italia et Telefonica se font de plus en plus pressants, faisant grimper les titres vers des sommets en Bourse.

L'acteur espagnol, Telefonica, possède en effet, depuis 2007, 22,5% de Telco, la holding de Telecom Italia sans pour autant avoir la main sur les décisions qui peuvent être prises au sein de l'entité italienne. Cette dernière, endettée à hauteur de 35 md€, cherche à trouver un plan stratégique viable.

Or, Telefonica serait, théoriquement, très bien placée pour reprendre l'opérateur italien. C'est notamment l'avis d'Álvaro Rodríguez, analyste chez ODDO Securities en Espagne: "une telle opération aurait du sens, dans les prochains mois, car Telefonica peut assumer la dette de Telecom Italia, en passant par exemple par une augmentation de capital".

Le 9 février 2010, le ministre espagnol de l'Industrie, Miguel Sebastian a d'ailleurs avoué qu 'il avait évoqué ce thème avec son homologue: "J'étais assis à côté du ministre Claudio Scajola, et nous avons évoqué plusieurs sujets dont celui de Telefonica", sans précision sur la position du gouvernement espagnol ou italien.

Un scénario auquel ne croit plus la presse

Cette union parfaite est pourtant démentie par les journaux de la Botte, ce 23 février. Mieux, les deux compagnies historiques envisagent désormais des destins en solitaires, se recentrant sur certains pôles de leurs activités.

La première, Telecom Italia, doit statuer sur son avenir le 25 février et pourrait en effet annoncer un nouveau plan d’investissement 2010-2012 destiné à développer de nouvelles infrastructures en téléphonie fixe et sur le segment mobile. En solo. Pour se financer, la société de téléphonie vendrait ses actifs non stratégiques à l'étranger, selon le journal Corriere della Serra.

De son côté, après avoir bouclé l'obtention d'une ligne de crédit de 347 M€ auprès de Deutsche Bank et de Citi, Telefonica afin de racheter les services mobiles et d'équipements du suédois Ericsson, Telefonica a également annoncé sa volonté de s'investir sur le marché brésilien en déboursant dans la zone quelque 1,4 md€ dans les mois à venir. Autant d'indices qui plaident en faveur du gel d'un éventuel rapprochement.

Lire aussi :
Télécoms : Telefonica et Vodafone vont partager l’exploitation de leurs réseaux


Anna Casal, à BARCELONE


Mercredi 24 Février 2010



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