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Le gouvernement tunisien tente de calmer le jeu




Moncef Marzouki demande au gouvernement d'agir (photo F.Dubessy)
Moncef Marzouki demande au gouvernement d'agir (photo F.Dubessy)
TUNISIE. Le ton continue à monter à Siliana (120 km de Tunis) malgré l'intervention jeudi 29 novembre 2012 de Moncef Marzouki à la télévision nationale. Le président tunisien s'est voulu ferme en dressant un message clair demandant la formation d'un gouvernement restreint pour stabiliser le pays. Une attribution qui ne lui appartient pas !

Samedi 1er décembre 2012, le gouvernement dirigé par l'islamiste d'Ennahda Hamadi Jebali lui emboitait le pas en signant avec le syndicat UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) un accord. Dans le texte figure une mise à l'écart de Ahmed Ezzine Mahjubi, gouverneur de cette région du sud-ouest du pays, accusé par les protestataires d'avoir envenimé la situation lors des manifestations qui durent depuis près d'une semaine.

Parallèlement, le gouvernement promet des mesures pour le développement économique de la région.

Une simple temporisation alors que les rumeurs faisaient état d'une montée à Tunis (une marche de soutien s'est déroulée samedi 1er décembre 2012) de certains manifestants de Siliana, mais aussi d'une contagion à d'autres régions voire à tout le pays tant les Tunisiens avouent leur impatience face à la non-satisfaction de leurs attentes postrévolutionnaires. D'autant plus que l'Assemblée constituante traine des pieds pour enfin sortir la nouvelle constitution du pays.

Plusieurs associations appellent au calme depuis Tunis (photo F.Dubessy)
Plusieurs associations appellent au calme depuis Tunis (photo F.Dubessy)
Samedi 1er décembre 2012, des violences étaient ainsi signalées à Bargou, à vingt kilomètres de Siliana, mais aussi à Kef et à Sbeïtla.

Des heurts se déroulaient toujours à Siliana entre les forces de l'ordre et les déçus de la révolution. Ils ont déjà causé en cinq jours 300 blessés chez les manifestants et une centaine chez les policiers.

Le calme (précaire ?) semble revenu dimanche 3 décembre 2012 dans la ville alors que l'UGTT annonçait officiellement "la suspension de la grève générale."'

Dimanche 2 décembre 2012, Tunis s'avérait finalement calme. Plusieurs associations préféraient organiser, sous les bannières communes "Non à la violence en Tunisie civile" et "la Tunisie dit non à l'extrémisme et à la violence", des stands avec des groupes musicaux pour appeler à la détente dans ce climat d'incertitude.


Frédéric Dubessy, à TUNIS


Samedi 1 Décembre 2012



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