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Le gouvernement libanais s'effondre avec la démission de l'opposition




Les ministres de l'opposition réunis le 11 janvier 2011. (crédit Tayyar.org)
Les ministres de l'opposition réunis le 11 janvier 2011. (crédit Tayyar.org)
LIBAN. Les dix ministres libanais de l'opposition, constituée par les partis du Hezbollah, d'Amal, des Maradas et du CPL, ainsi qu'un onzième ministre, viennent d'annoncer leur démission en bloc du gouvernement de Saad Hariri, mercredi 12 janvier 2011. Parmi les raisons invoquées, les désaccords concernant le Tribunal spécial international pour le Liban.

Le mardi 11 janvier 2011, les membres de l'opposition dite du 8 mars avait lancé un ultimatum au Premier ministre Saad Hariri, lui demandant de convoquer sans délai un Conseil des ministres. Le fils de l'ex-Premier ministre assassiné en 2005 Rafic Hariri, se trouve actuellement aux Etats-Unis, où il a rencontré successivement Nicolas Sarkozy, le roi Abdallah d'Arabie saoudite et le président américain Barack Obama.

Mercredi 12 janvier 2011 à 17h locales, le ministre démissionnaire de l'Energie, Gebran Bassil (affilié au CPL du général Aoun) a déclaré lors d'une conférence de presse, que  "les ministres de l'opposition (...) présentent leur démission du gouvernement, en espérant que le président de la République (Michel Sleiman) prendra rapidement les mesures nécessaires pour former un nouveau gouvernement".

Crise gouvernementale en perspective

A cette démission collective s'ajoute celle du ministre d'Etat Adnane Sayyed Hussein, proche du président de la République, Michel Sleimane. De fait, un tiers des ministres du cabinet Hariri se retirant, le gouvernement s'effondre, conformément à la Constitution.

Une nouvelle crise gouvernementale d'ampleur s'annonce donc pour le Liban. En cause, l'annonce prochaine de l'acte d'accusation relatif à l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais par le Tribunal spécial pour le Liban, que l'opposition accuse d'être politisée.

Des fuites sur l'acte d'accusation ont établi qu'il devrait mettre en cause des membres du Hezbollah, ce que le parti refuse catégoriquement.

Pour l'heure, la majorité du 14 mars, dont fait partie Saad Hariri, n'a pas réagi.




Mercredi 12 Janvier 2011



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Béatrice Chatain, Professeur d'Histoire-Géographie, spécialiste
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