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Le gouvernement algérien ouvre l’audiovisuel au privé


Ahmed Ouyahia veut bouleverser l'audiovisuel algérien (photo DR)
Ahmed Ouyahia veut bouleverser l'audiovisuel algérien (photo DR)
ALGERIE - Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia annonce le 4 septembre 2011 à Alger que l'audiovisuel sera désormais accessible au privé dans le nouveau code de l’information.

Le secteur de l’audiovisuel était jusqu'à présent totalement détenu par l'État à travers ses cinq chaînes de télévision publiques et les nombreuses chaînes de radios nationales et régionales. L’opposition et la société civile se plaignaient régulièrement de ne pas y avoir accès.

«Pour la première fois, nous aurons une législation qui parlera de l'ouverture des médias lourds» en référence à l'ouverture de l'audiovisuel au privé, a affirmé Ahmed Ouyahia à la presse en marge de la séance inaugurale du Conseil de la nation (Sénat) qui s'est ouverte le 4 septembre 2011 à Alger.

Contrairement aux extraits de l'avant-projet de loi sur l'information publiés par la presse et qui avaient soulevé un tollé par l’aspect répressif des textes, le premier ministre a assuré qu'"il n'y avait plus de dispositions privatives de libertés».

La session d’automne de l'Assemblée populaire nationale (APN) ouverte le 4 septembre devra débattre de treize projets de loi, dont celui de l’information.

Instauration d’un agrément pour la presse écrite

Ahmed Ouyahia a également déclaré que «l'agrément de la presse écrite ne relèvera plus ni de la justice, ni de l'administration mais de l'autorité supérieure de la presse écrite

Or, relèvent certains experts en communication, «la loi actuelle ne prévoit pas d’agrément pour la publication de journaux.»

Les candidats éditeurs d’organes de presse doivent déposer un dossier auprès des services du procureur de la république territorialement compétents. Après avoir vérifié que toutes les pièces constitutives du dossier sont présentes, les services du procureur délivrent un récépissé qui permet, au bout d’une période de quatre semaines de faire imprimer la publication.

Au cours de cette période d’un mois, les services du procureur étudient le dossier et ont toute la latitude de faire opposition.

Cependant, conclut notre interlocuteur, «dans la pratique, la délivrance du récépissé s’est transformée, au fil des ans, en agrément, ce qui est contraire à l’esprit et la lettre de la loi. Le problème ne réside donc pas dans le fait de savoir de quelle institution dépendra à l’avenir la délivrance de l’agrément mais dans l’introduction, dans la nouvelle loi qui se veut pourtant plus libérale, d’un agrément qui n’existait pas jusqu’ici.»


Amal Belkessam, à ALGER


Lundi 5 Septembre 2011



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Commentaires

1.Posté par skander bengouirah le 14/09/2011 22:15
Voilà une mesure positive et encourageante pour tous les intervenants du secteur audiovisuel en sachant que l'audiovisuel n'est pas fait uniquement de politique et d'information politique mais aussi de culture, d'arts et aussi de participation de la société civile au droit de s'exprimer sur tous les aspects de la vie au quotidien dans ce pays. Cette liberté est garante d'apaisement et source de richesse intellectuelle. Merci M. BOUTEFLIKA. Aucun président dans notre histoire n'a eu cette clairvoyance et ce courage. Éditeur et producteur audiovisuel de mon état, je me réjouis non pas seulement à l'idée de pouvoir enfin pratiquer mon métier pleinement et d'en vivre, mais aussi en pensant à tous les emplois que cette dynamique va créer chez les jeunes bourrés de talents des métiers de l'image et du son et jusque là entravés...en étant positif je pense qu'à présent le seul souci est de pouvoir faire face à la demande de ces nouvelles chaines de diffusion en produits à diffuser en sachant que l'argent du secteur privé et la liberté ne sont qu'outils mais que les esprits créatifs doivent réapprendre à fonctionner rapidement afin de produire de la qualité en quantité suffisante. Si les acteurs du secteurs étatiques (certes professionnels et compétents) se mettent à travailler pour les chaines privés avec les mêmes visions de "l'unique" et qui ont fait que les algériens zappent... autant laisser les choses ainsi plutôt que de créer des chaines dont la survie dépendra de l'audimat

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