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Le géant émirati Emaar quitte l’Algérie


Le groupe, ainsi que les autorités algériennes, ont décidé de ne pas dévoiler les raisons du litige (photo Emaar)
Le groupe, ainsi que les autorités algériennes, ont décidé de ne pas dévoiler les raisons du litige (photo Emaar)
ALGERIE. Le géant émirati de l’immobilier Emaar Properties a finalement décidé de dissoudre sa filiale algérienne chargée du suivi des investissements du groupe dans le pays.

Emaar avait défrayé la chronique locale durant plusieurs années, des journaux algériens annonçant des montants d’investissement mirifiques.

Abdelhamid Temmar, le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, avait mis fin à cette surenchère médiatique en annonçant que le groupe émirati devait réaliser quatre projets d’un montant de 5,5 mds$. Il n’en sera finalement rien.

Tout le monde s’interroge sur l’absence d’explications claires quant aux raisons ayant poussé le géant émirati à se retirer.

Il est vrai qu’à la suite de la crise financière mondiale, le groupe avait annoncé le gel de divers projets dans le monde.

Mais le communiqué au ton très diplomatique publié par Emaar laisse entendre que les raisons de son retrait sont à rechercher du côté du partenaire algérien. Il déclare en effet : « En raison de l’absence de progrès, ce qui est au-dessus de la volonté du groupe, le bureau créé pour suivre les projets a été fermé ».

Les pouvoirs publics algériens ont-ils décidé, dans le cadre du nouveau cours « patriotique » proclamé de leur politique économique, de favoriser des entreprises nationales publiques ou privées au détriment des groupes étrangers ? Emaar Properties n’a-t-il pas plutôt refusé toute idée de participation minoritaire (49%) dans ses projets d’investissement, voire toute idée de partenariat avec des entreprises algériennes ? La question reste entière.


Amal Belkessam, à ALGER


Lundi 6 Juillet 2009



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