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Le pavé dans la mare... nostrum

Time is (a lot of) money !

Par William Allaire

Prenez un projet ferroviaire. Placez le au bord de la Méditerranée.

Appliquez lui un coefficient de grande vélocité.

Pondérez le tout avec un zeste d’urbanité.

Ajoutez y une pincée de paysages protégés, quelques gouttes de vignobles classés, sans oublier une minorité de riverains en colère.

Diluez avec la froide expertise de l’ingénieur.

Demandez aux élus de faire monter la sauce sur le feu.

Appelez à la rescousse un médiateur apôtre de l’enterrement de première classe métropolitain pour lier l’ensemble...

Et hop ! Vous obtenez le projet de train véloce le plus cher de l’histoire : 15 milliards d’euros !

Et encore, 15 milliards, c’est le dernier devis en date, avec les compteurs arrêtés au 30 juin 2009... La facture pourrait encore grimper au gré des études et des impondérables du chantier.

En tenant compte des 180 kilomètres de longueur supposée du tracé, cela donne un tarif « Gold » de... 83 millions du kilomètre ou encore de 830 euros le centimètre.

Si vous préférez une échelle temporelle, les chiffres sont tout aussi affriolants : sachant que la Formule un du rail permettra de réduire d’environ 90 minutes la durée du trajet entre la Côte d’Azur et la capitale (5h25 aujourd’hui, 3h55 demain), la minute économisée reviendra à... 167 millions d’euros. Soit 2,67 millions la seconde.

A ce prix, le temps n’est plus de l’argent, mais du diamant 5 carats ! 

Moralité ? Il n’y a pas une minute à perdre ! 

William Allaire



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Le développement durable, nouvelle priorité du Réseau des villes Euromed

Christian Estrosi vient d'être nommé président du Réseau

La présidence du Réseau des villes Euromed reste dans le sud de la France. Après Marseille, c’est Nice et son député-maire Christian Estrosi qui en prend la tête. 37 villes européennes et 40 villes méditerranéennes sont membres de ce réseau constitué il y a huit ans pour prendre part à la coopération euroméditerranéenne engagée avec le Processus de Barcelone. Christian Estrosi veut maintenant inscrire le Réseau, dont la plpupart des travaux sont encore au stade de la réflexion, dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, avec la mise en place, entre ses membres, d’une stratégie coordonnée en matière de développement durable, un des objectifs de l’UPM.



Christian Estrosi, nouveau Président du Réseau des villes Euromed. (photo F.DUBESSY)
Christian Estrosi, nouveau Président du Réseau des villes Euromed. (photo F.DUBESSY)
FRANCE/MEDITERRANEE
Econostrum.info: Quel bilan dressez-vous huit ans après la création du Réseau des villes Euromed, qui se réunit ce vendredi 21 novembre à Marseille dans le cadre de la Semaine économique de la Méditerranée ?

Christian Estrosi: Bordeaux en 2000, puis Turin, et enfin Marseille ont engagé et amplifié des actions qui ont permis de renforcer le partenariat euro-méditerranéen et d’affermir des liens d’amitié et de coopération entre les collectivités du Nord et celles du Sud. Marseille a notamment favorisé de grands échanges interculturels.

La création de l’Union pour la Méditerranée le 13 juillet dernier amène le Réseau des villes Euromed à prendre une autre dimension, car qui est le mieux placé pour favoriser la coopération si ce n'est les collectivités locales? Elles sont proches de leur population et sont en mesure de s’inscrire dans les priorités de l’UPM que sont le développement durable et la construction de la paix. Ce seront les deux grands axes de ma présidence.

Econostrum.info: Quel programme de travail avez-vous proposé aux membres du Réseau ?

Christian Estrosi: Nos villes n’ont pas encore, ou pas assez, mis en œuvre de stratégies spécifiques et coordonnées en matière de développement durable. Je souhaite organiser un sommet sur l’ « éco-méditerranée » à Nice, au premier semestre 2009, pour à la fois déboucher sur une méthode, et amener la commission européenne à Bruxelles à dégager des financements pour les grands projets territoriaux des collectivités en faveur du développement durable.

Je pense plus particulièrement aux actions qui concernent le tri et le recyclage des déchets, l’assainissement de l’eau, les énergies renouvelables, ou l’utilisation de la mer comme ressource naturelle. Je souhaite que nous mettions rapidement en place des groupes de travail pour travailler sur ces questions.

Econostrum.info: Quel rôle le réseau doit-il jouer aux côtés des maires des villes du Sud qui ont rappelé leur difficultés à bénéficier des financements communautaires qui leur sont pourtant destinés ?

Christian Estrosi: Le principe pour un certain nombre de financements est que trois villes européennes s’engagent aux côtés d’une ville du Sud pour qu’un projet soit éligible. Beaucoup de projets se retrouvent bloqués à Bruxelles parce qu’il n’y a pas suffisamment de villes européennes partenaires. Du coup, l’enveloppe des crédits mis à disposition n’est pas assez consommée.

Une de mes tâches va constituer à faire adhérer davantage de villes du Nord. Il serait aussi utile d’organiser des journées de formation et d’information sur les programmes communautaires et sur le Montage de dossiers européens

Lire aussi: Christian Estrosi, maire de Nice, nouveau président du Réseau des villes Euromed


Vendredi 21 Novembre 2008
Marie-Pierre Vega




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L'Union pour la Méditerranée peut-elle devenir une réalité ?

L'Union pour la Méditerranée peut-elle devenir une réalité ?
Paralysé par le conflit au Moyen-Orient, le projet d'Union pour la Méditerranée piétine depuis des mois. Tandis que les politiques tentent de le relancer depuis Paris, nous avons mené l'enquête en Europe, mais aussi en Algérie, en Israël et au Maroc. Il y a des raisons d'y croire, mais le doute s'est insinué partout, surtout au Sud.

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SPECIAL EUROPE

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Les élections européennes n’ont pas passionné les foules. C’est à la fois logique et dommage. Logique, car les citoyens ont du mal à cerner les actions de l’Europe. Systématiquement, les Etats font grand bruit de leurs investissements et minimisent les financements européens. Dommage, car les sommes engagées sont importantes et permettent de réaliser des infrastructures vitales. Dommage, car l’euro a joué efficacement un rôle de bouclier depuis sa création. 
    
Reste que l’Europe penche plus à l’Est qu’au Sud. Le pouvoir est au Nord, les problèmes au Sud. L’Union pour la Méditerranée est en panne, sabotée par les Etats du Nord et la persistance du conflit israélo-palestinien. Des dossiers sont pourtant engagés, mais presque clandestinement. Toujours au Sud, le cas de la Turquie continue d’agiter élus et citoyens. Ce pays a pourtant déjà tissé de solides liens économiques avec l’Europe. Il occupe de plus une position géostratégique essentielle au niveau énergétique, militaire et politique. 


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