Le chef économiste de la BCE démissionne
La démission de Jürgen Stark montre la désunion au sein de la BCE (photo BCE)
EUROPE. En pleine crise de la dette des États européens également au chevet de la Grèce, à l'heure où débute la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale du G7 à Marseille, Jürgen Stark, économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) démissionne. L'annonce a été faite par un simple communiqué publié à 16h (heure française) vendredi 9 septembre 2011.
Présenté officiellement pour raison personnelle, ce départ apparaît selon les observateurs guidé par la dernière péripétie de l'opposition entre le gouverneur de la BCE le français Jean-Claude Trichet, et les autres pays du nord de l'Europe, l'Allemagne en tête que représente Jürgen Stark au directoire de la banque centrale. Et notamment sur la question du rachat des obligations d'État des pays périphériques par la BCE. Cette démission sonne donc comme un désaveu de la politique menée par la BCE. Et ne devrait pas manquer d'alimenter les conversations au cours du G7 Finance (États-Unis, Japon, Canada, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni) qui se réunit à Marseille dans le cadre du Partenariat de Deauville depuis 16 h. Les ministres se réuniront jusqu'à 21 h puis reviendront plancher samedi 10 septembre au matin. Conséquence immédiate de cette démission, les principales bourses européennes ont plongé et l'euro est passé sous son plus bas seuil depuis six mois à 1,37$. Membre du directoire de la BCE depuis juin 2006, Jürgen Stark disposait d'un mandat jusqu'au 31 mai 2014. il devrait rester en poste jusqu'à la nomination de son successeur d'ici à la fin de l'année. Lire le communiqué sur la démission de Jünger Stark Frédéric Dubessy
Vendredi 9 Septembre 2011
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