Le pavé dans la mare... nostrum

Kurde jouvence pour l'UpM

Le Jordanien Ahmad Massa'deh a été nommé formellement ce 25 janvier 2010 secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UpM).

L’évènement aura connu un retentissement proche du cri du papillon. C’est qu’il aura fallu plus de dix-huit mois aux quarante-trois membres de l’UpM pour dénicher l’oiseau rare capable de satisfaire à la fois les carpes et les lapins de la diplomatie qui, jusqu’à présent, ont empêché l’émergence du beau projet euroméditerranéen.

En dix-huit mois, la nomination du secrétaire général aura d’ailleurs été l’une des seules avancées concrètes de l’UpM.

« Maigre bilan ! », ont aussitôt persiflé les grincheux qui voient la mer à moitié vide.

« Une avancée décisive dans la construction institutionnelle de l'UpM », a répliqué dans un communiqué triomphant le chef de la diplomatie française.

Pour Bernard Kouchner, la désignation de M. Massa’deh laisse « augurer », concentrez-vous bien, chaque mot compte..., « favorablement la publication prochaine des statuts du secrétariat afin que le secrétaire général puisse entamer rapidement son mandat » (sic).

Bref, au Quai d’Orsay, la mer est presque pleine. Maintenant que l’UpM a un secrétaire général, il ne reste plus qu’à le doter de statuts pour qu’il sache quoi faire et avec qui...

Croisons les doigts pour que les quarante-trois ne mettent pas dix-huit mois pour s’entendre sur la rédaction de ces fameux statuts sans lesquels le secrétaire général n’est qu’un secrétaire sans secrétariat, mais peut-être pas sans secrétaire(s)... vous me suivez ?

A Paris, en tous cas, on est bien décidé à presser le pas. « Il s’agit de maintenant de rattraper le retard dû, pour l'essentiel, aux répercussions sur l'organisation des événements politiques au Proche-Orient de l'année dernière », martèle M. Kouchner.

Les habitants du Proche-Orient apprécieront le sens de la litote du ministre...

Mais le meilleur est pour la fin : débordant d’optimisme, l’ex French doctor rappelle que l’objectif de l’UpM est de « créer un espace de paix, de solidarité et de prospérité à travers des projets de coopération et de développement tout autour du bassin méditerranéen ». Reste à en convaincre les quarante deux partenaires de l’Union. Pas facile, car des notions comme la solidarité et la prospérité varient d’une langue à l’autre. Ainsi, traduite en kurmandji*, cette déclaration sonne faux...

* la langue kurde

William Allaire

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Le capital minimum requis des banques est porté à 100 M€ en Algérie

L'Algérie cherche la prudence en renforçant les garanties exigées des établissements de crédit, afin d'améliorer la confiance des investisseurs. Le capital minimum légal des banques sera multiplié par quatre, y compris les filiales de banques étrangères.



La Société Générale est une des banques qui devra augmenter son capital, malgré la crise actuelle
La Société Générale est une des banques qui devra augmenter son capital, malgré la crise actuelle
ALGERIE. Le Conseil algérien de la monnaie et du crédit (CMC) vient de décider d'augmenter le montant du capital minimum requis des banques et établissements financiers.

Les banques et succursales de banques devront détenir un capital minimum de 10 mdsD (100 M€), soit quatre fois plus qu’aujourd’hui, et les établissements financiers et leurs succursales, un capital de 3,5 mdsD (35 M€) contre 500 MD (5 M€) actuellement.

Le CMC, qui a donné un an aux établissements concernés pour se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation, entend ainsi renforcer les règles prudentielles et stimuler les crédits à l'investissement à moyen et long terme.

L’institution veut "renforcer davantage (la) solidité financière des banques et des établissements financiers exerçant en Algérie ainsi que la stabilité du système bancaire en Algérie".

Les banques étrangères devront aussi recapitaliser

Le système bancaire algérien compte actuellement 9 banques et établissements financiers publics, et 17 banques et établissements financiers à capitaux mixtes à prédominance internationale, une banque off-shore algéro-libyenne, une Caisse de garantie des marchés publics (CGMP), et une Caisse de garantie des exportations CAGEX.

Parmi les banques étrangères autorisées ces dernières années à ouvrir des filiales en Algérie, figurent notamment les groupes bancaires Société Générale, BNP Paribas, Natixis, HSBC et l'américaine Citigroup ainsi que d'autres banques arabes et maghrébines.

La plupart vont devoir augmenter leur capital social ce qui risque de poser problème alors qu’ils traversent une grave crise financière.


Lundi 5 Janvier 2009



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